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| | Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures | |
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| Auteur | Message |
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Kaho Adorateur de Pieu


  Age : 14 Inscrit le : 18 Sep 2007 Messages : 182 Localisation : Belgique... à Lîdj'!
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Mer 16 Juil - 14:31 | |
| L'assassin Royal - Tome 4
Résumé du quatrième tome :
Fitz n'est pas mort, mais pour beaucoup il l'est. Même pour lui, il est un peu mort. Son esprit a pris tant de plaisir à être un loup dans un corps de loup avec son ami Œil-de-Nuit, que Fitz n'est plus totalement un homme sans pouvoir être loup. Est-ce là le danger du Vif ?
Fitz décide de couper toutes ses attaches, et son esprit se tend vers un seul projet : tuer celui qui a tué son roi, Royal ! Mais Fitz n'est peut-être pas assez prudent… Saura-t-il survivre une fois encore ?
Critique :
Après une première trilogie de haute volée, voici venu le quatrième tome, attendu aussi bien pour les fourches de son intrigue que pour les approfondissements dont il fait bombance. Eh bien, chers amis, plongez avec moi dans l'Assassin Royal pour découvrir un royaume plein de surprises et de douleurs…
Dans la première partie du cycle, on pouvait s'achopper au manque de renseignements sur le monde, tels sa typographie, ses climats et toutes ses particularités géographiques. En réalité, nous ne connaissions rien de cet univers hormis Castelcerf. Mais pour ce quatrième tome, selon le découpage de Pygmalion, les événements s'égrènent ; en effet, Fitz quitte le carcan de Cerf pour voyager à travers les Six-Duchés. D'abord anecdotiques, les renseignements que nous glanons se font de plus en plus précis et nous permettent de mieux cerner ce monde, avec ses différentes cultures, ses façons d'être et de penser, ses contraintes climatiques, territoriales ou frontalières : en bref, Robin Hobb étaye son monde. Même si des questions demeurent à son sujet, les approfondissements dont nous disposons dans ce livre repaîtront le plus avide des lecteurs ! Outre les lieux, nous profitons également d'explications sur le Vif, mis en avant dans la première partie du tome. A l'aide de nouveaux protagonistes, nous découvrons une sphère annexe aux habitants, disposant de sa société, ses relations et son propre mode de fonctionnement. Si la magie des bêtes demeurait assez absconse, ces entretiens puis la présence plus marquée d'Œil-de-Nuit nous offre de multiples réponses, tout en gardant sa part de mystères.
Cette chape de brume, d'ailleurs, se file jusqu'à l'intrigue : en réalité, nous n'avançons pas réellement dans ce tome. Bien sûr, les pérégrinations de Fitz se teinteront de gris quand il sera harcelé par ses opposants, mais sa quête se tourne en obsession personnelle et il abandonnera ses amis pour l'assouvir. Le ton est donné : le poison de la vengeance ruisselle dans ses veines, gangrène peu à peu ses membres… Plus classique, cette quête n'en reste pas moins intéressante, car nous mesurons mieux les changements opérés par Royal depuis son intronisation. A la manière de Fitz, nous nous lions à divers personnages pour leur soutirer les rumeurs, les bribes de conversation qui nous indiqueront la voie à suivre ; plus qu'initiatique, ce but forme le corps meurtri de Fitz : il devra, avant de se confronter à Royal, retrouver sa confiance, rebâtir son esprit déchiré par les doutes et les peurs. Ce héros torturé dévoile de nouvelles facettes de sa personnalité, se complexifie et éprouve des sentiments toujours aussi humains malgré les exactions dont il est capable. Jouant parfois de chance, ses péripéties gardent ainsi un côté cohérent où on ne se s'accointe pas à un héros typique de l'héroic, sans peur ni compassion. Au contraire, la ramification de sa personnalité s'étend de plus en plus.
D'autre part, les jalons disposés au cours des tomes s'échelonnent plus sporadiquement : le mystère des forgisés, par exemple, s'avère toujours aussi inextricable, or l'absence de découvertes pourrait frustrer certains lecteurs. Dans la même optique, les Pirates Rouges sont moins présents dans les esprits, ce qui peut s'expliquer par l'indifférence des duchés intérieurs ; ainsi, les chapitres dédiés aux attaques se filent sous une forme particulière, ne mettant pas en avant Fitz mais des personnages secondaires que nous retrouvons avec joie. A ce titre, on pourrait regretter l'effacement des protagonistes principaux : le cercle de ses connaissances se délite, et nous n'obtenons que de minimes informations à leur sujet : Patience, Brodette, Molly, Burrich, Umbre, Kettricken ou le Fou n'apparaissent presque pas, voire pas du tout, dans ce tome, au profit de nouveaux personnages telle Astérie la ménestrel, ma foi intéressante.
Une nouvelle fois, Robin Hobb fait montre de son talent pour nous impressionner, avec toujours une recherche du détail qui réhausse le tout. Un très bon roman, à acheter ou emprunter sans hésitation ! _________________
Dernière édition par Kaho le Jeu 17 Juil - 13:27, édité 3 fois |
|  | | Sahagiel Encenseur de Pieu


Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 1505
 | |  | | Elianna Inculte à Pieu


  Age : 15 Inscrit le : 25 Mar 2008 Messages : 26
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Mer 16 Juil - 23:09 | |
| Hey !
J'ai corrigé quelques Critiques de Livres ^^ Je suis partie du bas, comme ça je ne bloque pas la course de Kaho xD
Waylander
| Citation: | Résumé du premier tome :
Le Roi de Drenaï a été assassiné. Une armée d'envahisseurs déferle sur le pays, avec pour mot d'ordre de tuer hommes, femmes et enfants. Aussitôt des poches de résistance apparaissent un peu partout. Karnak et Egel, les derniers chefs de guerre drenaïs, tentent d'organiser la défense. Sans moyen(s ?) ni réelle armée/réelles armées, ils regardent impuissants les troupes ennemies gagner du terrain jour après jour. Mais tout espoir n'est pas perdu. Il repose sur les épaules de celui que la nation surnomme Waylander. Seul, il va s'aventurer en territoire nadir pour retrouver la célèbre Armure de Bronze, symbole de liberté. Mais peut-on faire confiance à ce Waylander ?... Après tout, c'est lui qui a assassiné le roi.
Critique personnelle du tome 1 :
Voici donc l'un des plus importants succès de David Gemmell en France : Waylander. Sous la publication de Bragelonne, l'auteur britannique s'immisce au sein d'un public féru de fantasy épique, violente, guerrière, or il ne sera pas déçu avec ce roman ! Véritable fer de lance de l'héroïc fantasy, David Gemmell brode à nouveau une histoire palpitante, mêlant aux fracas des batailles le parfum altéré du tourment.
Car une nouvelle fois, la plume de Gemmell glisse avec aisance pour nous entraîner dans la spirale de ses personnages. Pas de lyrisme ici, les protagonistes expriment leurs sentiments au fil de l'épée, affleurent les passions entre deux algarades et, en fin de compte, évoluent dans un monde où la nuance de noir prédomine. Certes, nous retrouvons le triptyque préféré de l'auteur, soit un héros torturé par son passé, un peuple à sauver et un objet seul capable d'amener la victoire, cependant le charme opère, l'ambiance assez crue y participant largement. Quand bien même avance-t-on en terrain connu, les fils entrecroisés du scénario suffisent à nous tenir en haleine. Tantôt balancé dans la quête spirituelle de Dardalion, tantôt bringuebalé par la componction de Waylander, il est difficile de s'ennuyer au cours de ces 344 pages !
La grande force de Gemmell réside dans sa capacité à étoffer ses personnages. De prime abord solitaire, antipathique et morose, Waylander se révélera ainsi peu à peu aux contacts d'une palette de caractères soignés. Peut-être un peu trop vite, d'ailleurs, ce qui laisse place à la circonspection. Cependant, comme lui, les principaux personnages évoluent, se complexifient, tels Danyal, dont je retiendrai les relations équivoques avec Durmast, ou Cadoras, un personnage qu'on ne peut cataloguer tant il nage entre deux eaux. A côté de cela, les stéréotypes s'amenuisent pour céder le pas à une émulation conduisant au véritable plaisir. Cependant, on regrette, à la fin du tome, une écriture trop en apparence. La psychologie des héros aurait méritée plus de subtilités, car les gestes ne remplacent pas la parole ou les pensées. David Gemmell fait donc le choix de rester à la surface des choses, sans plonger dans les émois de ses jouets, mais les introspections étaient-elles vraiment nécessaires ? Dans ce monde où chaque action évoque déjà un choix ?
Le monde, parlons-en. Ah, si ce n'est le contexte géopolitique et les différentes peuplades, on n'apprend guère de choses à son sujet. Il reste mystérieux, inconnu du lecteur, ce qui dans un sens renforce l'impression de flottement, de vague bruyante et fracassante voulue par l'auteur. Un monde sombre, dangereux, propice aux confrontations, voila le terrain de jeu de nos héros. Pour le meilleur ou pour le pire ? A vous d'en décider...
Au-delà de ses protagonistes, David Gemmell aborde aussi plusieurs thèmes, notamment la violence, l'amour, le sexe, la torture, le désenchantement, la folie... autant de sujets traités d'un regard adulte et qui ne laisseront pas indifférents les jeunes lecteurs. Pourtant, on ne pourrait leur déconseiller cette lecture, car Waylander constitue un tremplin pour la fantasy, une initiation tout en style dans ce genre prêté au débat.
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Les Voyages Extraordinaires
| Citation: | Résumé du premier tome :
Partir dans des mondes parallèles fantastiques ? C'est devenu possible ! Et certains infinimondes (infinis mondes ?) de l'imaginaire deviennent de nouvelles destinations touristiques ! C'est au royaume des Sept Tours que Thédric Tibert, étudiant en mal d'aventures, a choisi de vivre un raid Emotions Fortes. Mais il n'était pas du tout prévu que le royaume des Septs Tours entrerait en guerre contre les forces de l'Immonde, empêchant tout retour de touristes vers la Terre. Thédric est alors emporté dans la tourmente d'un conflit inimaginable.
Critique personnelle du tome 1 :
Deux tomes déjà sortis, un troisième prévu pour le mois d’octobre 2008, les Voyages Extraordinaires titillaient ma curiosité. Quand, cerise sur le gâteau, une plume française file le récit, on ne demeure pas indifférent ! Avec une curiosité assidue, je me penchais donc sur le cycle, pour quel résultat ?
On sent à chaque page une envie : envie d’innover, avec plusieurs peuples aux particularités piquantes -nous retiendrons notamment les Lilith, dont le système sociétaire saura vous charmer-, un monde somme toute nouveau, quoique les chemins empruntés recoupent les archétypes, et les personnages soient assez frais pour renouveler notre intérêt. Dans cet univers, l’auteur nourrit l’imaginaire : bien sûr, l’ensemble n’atteint pas des sommets, comme pourraient le faire un Gene Wolfe, un Robert Jordan ou un G. R. R Martin, car nous restons en jeunesse, avec une certaine naïveté dans le discours. Mais est-ce vraiment un défaut ? Au fond, quand on découvre ce monde où sommeillent quelques bonnes idées, on oublie les maladresses pour retenir l’essentiel : Arthur Ténor parvient à ses fins, en bâtissant un univers apte à ravir ses lecteurs.
Ainsi le personnage principal s’avère-t-il peu revu : maladroit, naïf sinon décalé, il s’enferre sur les querelles sans même y songer. Tantôt courageux, tantôt couard, il devient vite attachant. La narration à la première personne renforce l’immersion du lecteur tandis que les remarques teintées d’humour ajoutent une qualité au récit. Que ce soit dans ses découvertes ou ses apartés toujours intéressantes, ce héros incarne un point fort !
A ses côtés orbitent des personnages à la personnalité moins travaillée, la faute à la narration sans doute : si le héros glisse plusieurs commentaires sur ses compagnons, rien ne remplace une bonne analyse psychologique ! Malgré tout, cette demi-teinte n’empêche pas les approfondissements, avec un Ergonthe plein de charisme, ou un Akys III aussitôt antipathique ! Toutefois, ces relations ne suffisent (pas ?) à inverser la vapeur : en rencontrant les autres protagonistes, je pense notamment à Lizlide, une question se pose : où se situe leur intérêt ? La belle elfe ne sert-elle qu’à bouleverser les hormones du héros ? Un rôle trop effacé, distant, qui nuit à la cohérence scénaristique.
Le scénario, d’ailleurs, parlons-en. Avec une situation initiale maintes fois reprises, en l’occurrence les voyages interdimensionnels, l’auteur file un scénario tout à fait correct. Certes, on plonge dans un registre bien connu : Thédric se démène avec une prophétie, devant alors sauver un pays au bord de la rupture. Mais les nuances apportées sauront atténuer le manichéisme : que ce soit la nature de l’ennemi ou le héros même (oubliez les récits initiatiques : quand bien même gagnerait-il en bravoure, le héros ne perd pas son côté looser !), l’auteur parvient à contourner les principaux écueils. Un récit qui en devient vite frais, agréable et dont on suit les courbes avec intérêt. Si les chutes incisives paraissent peu surprenantes, elles suffisent à insuffler une dynamique, or le rythme ronronnant se tourne peu à peu en mécanique vrombissante : le récit gagne en intensité et se voit travaillé jusqu’au final.
Au final, si ce roman reste assez conventionnel, il sera tout indiqué pour le jeune lectorat. Un premier tome qui annonce une série aux nombreux intérêts, à notre joie ! |
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|  | | Sahagiel Encenseur de Pieu


Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 1505
 | |  | | Llight Eledor Membre du Staff


  Age : 17 Inscrit le : 31 Mai 2008 Messages : 207 Localisation : Dans le monde de l'imagination
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Mer 16 Juil - 23:57 | |
| J'ai quasiment terminé les corrections pour le cinéma...il faut juste que je relise une dernière fois pour enlever les petites fautes vicieuses. Normalement, je te passe le tout demain. Le problème, c'est que je vais devoir te l'envoyer par mail (sinon toutes les fautes soulignées en rouge vont disparaître...)car j'ai tout fait sur Word et la mise en page n'est pas terrible...Si ça ne te dérange pas...sinon, je copie tout ici...Tu me dis ce que tu préfères! _________________ +Les livres sont les clés qui ouvrent les clefs de l'imagination et du savoir, du rêve et de la connaissance. +Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime.
 *from my book |
|  | | Sahagiel Encenseur de Pieu


Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 1505
 | |  | | Kaho Adorateur de Pieu


  Age : 14 Inscrit le : 18 Sep 2007 Messages : 182 Localisation : Belgique... à Lîdj'!
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Jeu 17 Juil - 17:28 | |
| Désolé, je ne pourrai pas continuier les corrections, je n'aurai plus internet de maintenant au 28 juillet...
Au fait, Elianna, ça m'ennuie de le faire, vraiment, mais j'ai une faute à corrigrer dans ta correction.... Je l'ai vue en faisant défiler ^^' Toute façon il faudra que je relise toutes mes corrections, j'en ai laissé des tas c'est sûr...
| Elianna a écrit: | Ainsi le personnage principal s’avère-t-il peu revu : maladroit, naïf sinon décalé, il s’enferre sur les querelles sans même y songer. Tantôt courageux, tantôt couard, il devient vite attachant. La narration à la première personne renforce l’immersion du lecteur tandis que les remarques teintées d’humour ajoutent une qualité au récit. Que ce soit dans ses découvertes ou ses apartés toujours intéressants, ce héros incarne un point fort !
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Aparté est masculin, si je ne me trompe... Et à mon avis je ne me trompe pas, parce que j'ai vérifié au dictionnaire...
Sur ce, bonne correction à tous, et à bientôt!  _________________
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|  | | Llight Eledor Membre du Staff


  Age : 17 Inscrit le : 31 Mai 2008 Messages : 207 Localisation : Dans le monde de l'imagination
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Jeu 17 Juil - 18:11 | |
| Kaho, tu as donc arrêté les corrections à L'Assassin Royal? Je vais continuer à la suite, si ça ne te dérange pas. Et bonnes vacances!
EDIT: la correction du premier tome des Aventuriers de la la Mer
| Citation: | Citation: Titre : Le Vaisseau Magique
Auteur : Robin Hobb (
Genre : Fantasy
Résumé du premier tome :
Avec La Citadelle des Ombres, Robin Hobb s'est imposée en France comme un écrivain majeur, mêlant une subtile connaissance de la psychologie humaine à l'art très original de semer dans son récit des éléments fantastiques. Ainsi parvient elle à mieux souligner l'étrangeté de la destinée humaine en affinant des personnages qui, sous sa plume, atteignent à une saisissante universalité.
Dans ce premier volume d'une nouvelle série, Les Aventuriers de la mer, elle se penche sur l'histoire d'une famille de grands propriétaires terriens, désormais ruinés, dont la seule richesse ne réside plus que dans un magnifique navire construit en bois-sorcier, La Vivacia. Mais son capitaine va mourir, ne laissant que deux filles. L'une est mariée et mère de famille, l'autre, Althéa, véritable garçon manqué, a grandi sur le bateau et a toujours vécu parmi les matelots, le visage fouetté par les embruns de ses longues courses en mer et de ses innombrables voyages. Follement attachée au vaisseau, elle entretient avec lui une complicité étroite, persuadée qu'elle sera bientôt son unique maître. Pourtant, c'est à son gendre que le vieux capitaine, à toute extrémité, lègue le navire… Erreur funeste ? Désespérée, mais passionnément résolue, Althéa jure alors de le reconquérir coûte que coûte.
Critique personnelle du tome 1 :
Les Aventuriers de la Mer, saga entamée par Robin Hobb en 1998, galvanisait la curiosité des lecteurs depuis sa parution ; et pour cause, après les émotions transmises par l’Assassin Royal, le lectorat rongeait son frein en attendant une nouvelle épopée. Toutefois, si ce roman s’inscrit dans le même univers que la Citadelle des Ombres, Robin Hobb y affleure un tout autre contexte : celui de propriétaires terriens menacés par la ruine. Un pari étrange, mais qui saura imposer sa marque ?
Dans un premier temps, notons que ce tome introduit la série, met en place les fils conducteurs de l’intrigue et présente les protagonistes. Il s’agit donc d’un vaste incipit dont on découvre peu à peu les aboutissements. Si nous ne nous imprégnons pas de cette ambiance, cela tient en partie à l’intrication des évènements, dans l’immédiat assez confuse : on n’envisage aucune piste tandis que les atermoiements se multiplient. Quand bien même découvrons nous une base à l’histoire, autrement dit les manœuvres gravitant autour d’Althéa, de multiples possibilités surgissent, nous menant tantôt aux côtés du pirate Kennit, tantôt auprès des serpents ou du Parangon. Mais en réalité, quel lien unit ces pièces ? Ce premier volume pourrait ainsi s’apparenter à un assemblage hétéroclite, mêlant aux drames familiaux l’apanage de la piraterie.
Certes, on saisit le point d’orgue de ce livre : permettre à Althéa de récupérer son navire, par tous les moyens possibles, mais à part cela notre soif de connaissance n’est pas repue. Comme il est difficile d’accrocher à un scénario quand on oscille entre deux eaux, sans jamais savoir où la prochaine vague va nous échouer ! Néanmoins, en dépit des longueurs écumant le récit, on poursuit la lecture, prospectant à chaque page pour découvrir un indice, surprendre une révélation ou broder la toile du scénario. Tome charnière, Le Vaisseau magique ne s’exempte pas d’intérêts : le remugle des interrogations engendre une dynamique au livre, même si elle cède parfois le pas à un sentiment d’insatisfaction, quand on parvient aux dernières pages d’un chapitre sans en saisir le but. Par exemple, bien que nous ne doutions pas de leurs valeurs, le miasme des rêves du Parangon constitue une impasse supplémentaire ; où nous mène donc Robin Hobb ? Astuce de l’écrivain pour fréter le lecteur ou nécessité d’agencer son récit, difficile donc à déterminer pour le moment…
Dans un second temps, le monde dépeint par Robin Hobb s’avère fertile sinon transpirant d’inventivité. La mise en place des vivenefs, navires dotés d’une vie propre, avec leur caractère, leurs souvenirs et leur essence, apprête un récit riche en surprises ; on reconnaît bien là le talent de l’auteur, toujours prompte à bouleverser la Fantasy ! Certes, l’éclatement tout relatif de l’intrigue n’occasionne pas de véritables innovations, à part quelques bonnes idées, comme le bois-sorcier, dont on retiendra le caractère magique, mais cela suffit à étoffer un monde.
Enfin, les personnages eux-mêmes se tournent en directeurs de conscience pour nous instruire sur leurs univers, leurs doutes et leurs aspirations. Comme souvent, sa subtile connaissance de la psychologie humaine permet à Robin Hobb d’ancrer ses protagonistes, de leur inspirer un comportement humain. Ils interagissent entre eux, éprouvent des sentiments variés et se distinguent de simples outils au service de l’intrigue. S’il n’est guère difficile de s’attacher à eux, l’inverse se prouve également : avec une facilité étonnante, Robin Hobb réussit à pointer les protagonistes intéressants, à souligner les exécrables ou à capitonner les effacés. On se prend d’affection pour eux…
En bref, Robin Hobb achève là un roman à double tranchant, à la fois soutenu par un style agréable et alourdi par un manque de repères. Car cela peut aussi bien titiller la curiosité que la décourager… Toutefois, il serait dommage de passer outre cette saga tant elle promet de nombreux rebondissements ! |
Il reste également à mettre les titres en italique, je ne l'ai pas fait tout du long. ^^ Pour le reste, normalement, c'est bon...mais je ne suis pas infaillible! (Argh, j'ai oublié de mettre la couleur! ...pas douée...) _________________ +Les livres sont les clés qui ouvrent les clefs de l'imagination et du savoir, du rêve et de la connaissance. +Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime.
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|  | | Llight Eledor Membre du Staff


  Age : 17 Inscrit le : 31 Mai 2008 Messages : 207 Localisation : Dans le monde de l'imagination
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Ven 18 Juil - 15:45 | |
| Pardon de double-poster mais mettre toutes les corrections sur le même post me paraît un peu lourd...
Correction du tome 5 de L'Assassin Royal:
| Citation: | Critique personnelle du tome 5 :
Sans interludes ni trompettes, attaquons-nous à ce cinquième volume, porteur de bien des espérances !
Dans cet avant-dernier volume, Fitz poursuit sa quête de Vérité, mêlant à ses recherches l'apprentissage du monde. Comme dans son prédécesseur, le scénario devient plus commun, sans être dénué d'intérêts. Malheureusement, on ne perçoit plus le parfum suranné des premiers romans qui nous plongeaient avec une facilité déconcertante dans l'univers de Castelcerf. Car l'intrigue se fait plus épique, moins conceptuelle à mesure que la fin se profile. Bien entendu, les qualités du cycle ne se tarissent pas, nous offrant même quelques superbes chapitres, néanmoins on tend vers un triptyque plus anodin : le héros pourchassé, la prophétie sur le point de s'accomplir et un royaume à sauver des griffes de l'usurpateur.
Comme nous pouvions nous y attendre, les personnages constituent la grande force du roman, aussi bien dans leurs relations que leurs caractères et leur spontanéité. Si le précédent roman soulignait un Fitz esseulé, oublié ou maudit par ses anciens compagnons, La Voie Magique reconstitue sa communauté. Nous retrouvons ainsi plusieurs personnages, pas des moindres, grâce auxquels le charme opère à nouveau. A travers souffrances, combats et intrigues pour repousser Royal, ils exposent leurs subtilités, font montre de finesse pour nous surprendre : tous ont, en effet, grandi au fil des tomes, et nous découvrons maintenant le fruit de leurs évolutions. Les nouveaux personnages, quant à eux, s'affirment tout en restant au second plan ; à n'en pas douter, l'auteur souhaite privilégier le dialogue entre ses anciens protagonistes, même si Caudron s'avère rapidement mystérieuse.
La cosmogonie se file avec l'Art, au détriment du Vif, moins présent malgré l'étoffe d'Oeil-de-Nuit, dont l'intelligence et le stratège je mettrais plutôt "le sens de la stratégie" auront de quoi surprendre ! Plusieurs informations nous sont révélées sur la magie des Loinvoyant, aussi bien sur ses aspects les plus théoriques que ses sources historiques ; nous envisageons une magie ancienne, autrefois utilisée dans bien des domaines mais dont le passage des siècles aura effacé ses premières attributions. On ne peut que féliciter l'inventivité de l'auteur qui, sans verser dans la pure originalité, grossit l'héritage de son univers, en lui composant des ancêtres, un passé cohérent ; à travers les poésies, les sculptures ou les conversations, nous nous instruisons sur cette époque révolue, et sur les possibilités offertes par l'Art. De ce point de vue, même les compères de Royal, à savoir le clan formé par Galen, nous démontrent les utilisations multiples de l'Art, certes moins majestueuses mais donnant un bel aperçu de son potentiel.
Sur le plan stylistique, la plume de Robin Hobb demeure accrocheuse ; elle jouit d'un style très vif, d'une fluidité à faire pâlir de jalousie nombre d'auteurs, mais ne néglige pas pour autant le rythme, les rondeurs ou les variations incisives. On ne le dira jamais assez, Robin Hobb écrit bien, néanmoins, la richesse pure du cycle demeure assez secondaire ; sur le plan du vocabulaire, l'ensemble ne se distingue pas des autres romans, sans toutefois perdre de son attrait. Certes, on n'atteint pas la richesse d'un Gene Wolfe mais n'est-ce pas voulu, au final ? Même avec cet handicap, qui n'en est pas vraiment un, les descriptions nous transportent dans son univers, les pages nous contraignent à pousser toujours plus loin la lecture, et l'âme du roman ne s'étiole pas pour un sou. Au final, n'est-ce pas ce que recherche un lecteur, aussi exigeant soit-il ? |
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 *from my book |
|  | | Sherryn Chroniqueur


  Age : 21 Inscrit le : 09 Sep 2007 Messages : 1486 Localisation : Valdemar
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Ven 18 Juil - 17:09 | |
| La boussole d'or
| Citation: | En parlant de La boussole d'Or, impossible de passer sous silence sa source : le roman de Philip Pullman. La trilogie A la Croisée des Mondes connut un franc succès à sa sortie, voilà maintenant une poignée d'années, au point de devenir un incontournable de la littérature jeunesse. Guère étonnant, dans ces conditions, de savourer son adaptation ! Néanmoins, les fans allaient-ils se satisfaire de son traitement ou s'en endêver ?
Dans un premier temps, notons un casting pour le moins impressionnant : Nicole Kidman, Daniel Craig, Sam Elliott, sans oublier Eva Green ou la jeune Dakota Blue Richards, qui s'essayait pour la première fois au cinéma. Cet éventail de célébrités annonçait un film orchestré sur le bout [enfin, il me semble] des doigts, or je ne fus en rien déçu : si j'attendais de Nicole Kidman un tantinet plus de charme, le jeu de Daniel Craig fit chavirer la balance ; quand bien même ne le verrions nous que quelques minutes, il s'empare de son rôle et le porte à son plus haut niveau, y mêlant talent, charisme et prestance. À leurs côtés orbite une pléthore de personnages secondaires, dont le traitement fut soigné à tout égard : la prestation des acteurs, aussi bien expérimentés que débutants, s'avère ainsi convaincante et contribue à enrichir le film.
Car quand on cite A la Croisée des Mondes, on songe avant tout à son univers : l'aléthiomètre, les Panserbjorn, les chemins d'airs, la découverte des mondes enneigés... Autant de détails qui enivraient le lecteur se voient ici adaptés. Certes, on pourrait reprocher aux scénaristes les quelques raccourcis empruntés, ou le fait d'avoir fondu en une seule institution l'Eglise et le Magisterium, mais que diable ! Le résultat nous plonge sans difficultés dans les mythes pullmaniens, se délestant de lourdeurs ou de schéma longuet [d'un schéma longuet, ou de schémas longuets]. Difficile en effet de traduire en images ce condensé de science, de mystères et d'ambiance. Il s'agissait de bien doser le film pour ne pas ensevelir les spectateurs sous des tombereaux d'explications, tout en préservant les passages clés de l'oeuvre. Pari réussi ? Ma foi, la trame scénaristique suit avec fidélité celle du roman, certes en suivant un parcours quelque peu méandreux mais en ne dénaturant pas le livre.
Si l'on souhaitait composer un commentaire hyper-critique, on pourrait sanctionner le côté enfantin du film, qui suggère à peine la critique de l'institution ecclésiastique, mais ce serait oublier les nombreuses allusions, telle la vêture des personnages, la remise en cause des mythes chrétiens, l'architecture ou l'iconographie très suggestive de certains bâtiments. Oui, les acteurs ne proclament pas hautement le rôle perturbateur de l'Eglise, néanmoins les mots-couverts tissent leur toile, or cela suffit à ourdir l'atmosphère.
Côté violence, on perçoit néanmoins la portée de l'adaptation : le public adolescent est clairement visé, avec des scènes épurées de toute efflorescence sanguine, malgré l'omniprésence des combats. Est-ce pour autant une mauvaise chose ? Pour ma part, je n'ai pas eu besoin d'artifices pour m'immiscer dans l'œuvre, savourant les rappels, les échanges entre les protagonistes puis les effets spéciaux de toute beauté.
Voici sans doute le point fort du film : les effets spéciaux. Nous aurons le droit à quelques envolées techniques, notamment quand il s'agit de recréer les villes ou les daemons. Toutefois, je me permets une réserve : les ours en armure souffrent d'une incrustation sujette à contestation, quand il ne s'agit pas d'une absence notable d'expressions. Selon les scènes, l'effet est si flagrant que l'on se croirait face à des cartons pâtes. Mais rassurez-vous, il s'agit là encore d'un détail, l'ensemble des effets spéciaux soulignant une maîtrise appréciable.
Néanmoins, ne nous arrêtons pas à une lecture idyllique du film, celui-ci arbore aussi nombre de défauts. En premier lieu, notons le classicisme de l'adaptation : des plans oniriques, nous menant aux marges du Grand Nord [?], version carte postale pour adolescents, des personnages investis d'une quête cosmique -rien de moins que sauver le monde- et pour finir des scènes d'actions déjà sublimées par ses prédécesseurs. Où se situe l'innovation ? Bien sûr, plonger dans cet univers ne constitue pas une expérience déplaisante, mais on se croirait parfois devant une série de diapositives, de scènes voulues expéditives pour ne pas chambouler les jeunes têtes blondes. Oui, je reverrai volontiers cette adaptation, mais la narration quelque peu revue du film, ses petits défauts tempèrent mon enthousiasme.
La fin s'avère quant à elle très décevante, quand elle aurait pu s'achever sur une apothéose. Le choix de supprimer au montage les dernières minutes nous semble alors contestable, à moins qu'il ne s'agisse d'une pirouette, pour terminer le ballet sur une note optimiste ?
Qui sait, en attendant, ce film conjugue qualités indéniables, réflexions consensuelles et maladresses. Une cocktail dont on s'abreuve certes avec joie, mais en attendant avec impatience la prochaine commande ! |
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|  | | Sherryn Chroniqueur


  Age : 21 Inscrit le : 09 Sep 2007 Messages : 1486 Localisation : Valdemar
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Ven 18 Juil - 17:58 | |
| | Citation: | La Science-Fiction
Les différents genres
Si la Fantasy est un genre complexe, alors qu’est la Science-Fiction ? En effet, cette dernière se divise en de nombreux sous-genres et il n’est pas rare que les deux grands genres se mêlent, entraînant avec eux un mélange d'influences, de catégories, de définitions. La description de la Fantasy a déjà été faite là [Ou là], voilà pourquoi je me propose de faire celle de la science fiction [Tiret, pas tiret ? Majuscules, pas majuscules ? Faudrait se mettre d'accord pour tout l'article... ^^] . Cette liste aura un côté subjectif, certains livres étant difficiles à classifier, et certaines cases pouvant facilement se modifier ; c’est donc aussi à vous de construire votre propre jugement. Mais il nous faut tout d’abord présenter une définition plus générale : La Science Fiction est un genre littéraire qui empreinte des éléments à la science et aux visions de l’auteur vis-à-vis de son époque. Attention, il ne faut pas confondre Anticipation et Science-Fiction, deux mots qu'on serait tenté de rapprocher et qui pourtant sont bien distincts : l’Anticipation se situe nécessairement dans un futur (plus ou moins proche) [pourquoi ces parenthèses ?] et l’oeuvre ne se base pas forcément sur des théories scientifiques, alors que la Science-Fiction, elle, peut se dérouler à n’importe quelle époque, en se reposant sur la science de son âge (ce qui n'empêche pas aux genres de s'entrecroiser selon les oeuvres). Par ailleurs, il faut aussi la différencier de la Fantasy où là, les technologies sont exclues au profit de la magie règne (néanmoins, comme souvent, des auteurs talentueux jonglent avec les deux courants). Pour finir, il ne faut pas confondre Science-Fiction et Fantastique, ce dernier ne cherchant pas à expliquer les évènements, mais seulement à faire douter le lecteur de la réalité en soulignant les côtés inquiétants du récit (Là aussi, il est possible de mélanger les deux genres).
• Le cyberpunk : Pour le présenter, on peut clairement dire que le cyberpunk est le sous-genre le plus noir de la S-F. Le monde n’est souvent fait que de violence, les personnages incarnent des anti-héros pour la plupart, souvent désabusés, solitaires, cyniques, tourmentés ou cupides ; les romans s'avèrent alors lugubres et remplis d’un certain pessimisme. Cependant, cyberpunk ne rime pas toujours avec dystopies (nous verrons cela quand nous aborderons ledit sous-genre). Il montre aussi les défauts de notre société, c’est pourquoi le récit se passe généralement dans un futur proche de notre réalité, en mettant l’accent sur des problèmes majeurs (pollution, surpopulations, criminalités, etc…), et en soulignant le côté angoissant de leur plausibilité. Une autre facette du cyberpunk se révèle dans la technologie : mettant en avant l’informatique et l’électronique, c’est à elle qu’on doit la notion d’hybrides humain ou de machines, de membres artificiels intelligents. La plupart des personnages de ce sous-genre ne sont plus totalement humain d’ailleurs, leurs capacités apparaissant toujours comme artificiellement augmentées (drogues, nanomachines, modifications génétiques, etc…). Un aspect essentiel est aussi celui de la corporation : une multinationale plus puissante que l’État, avec un pouvoir beaucoup plus grand ; pourtant, les personnages, en comparaison petits et insignifiants, vont tenter de lutter contre elle : nous détenons là un des thèmes les plus récurrents du cyberpunk, avec la théorie du complot. Les héros sont manipulés par des sociétés secrètes, les gouvernements, des syndicats ou par les supérieurs de corporation, une parade qui dénonce à la fois l’industrie et le gouvernement. Effectivement, la littérature cyberpunk s'associe souvent aux courants politiques révolutionnaires de gauche (anarchisme, marxisme, etc...), bien qu'une grande partie penche pour le nihilisme apolitique. Exemples dans la littérature avec des auteurs comme Philip K. Dick, ou encore George Orwell (surtout avec le roman 1984), mais aussi dans les manga et anime avec Akira de Katsuhiro ; Appleseed de Masamune Shirow ou Wolf's Rain de Toshitsugu Iida. Cependant, l’exemple le plus marquant reste dans le cinéma avec : Blade Runner (Ridley Scott, 1982), d'après le roman de Philip K. Dick ; la trilogie de Terminator : Terminator (James Cameron, 1984) Terminator 2 : Le Jugement dernier (James Cameron, 1991) et Terminator 3 : le soulèvement des machines (2003) (Jonathan Mostow) ; Le cycle de Matrix : Matrix (1999), Matrix Reloaded (2003) et Matrix Revolutions (2003) (Andy et Larry Wachowski) ; Avalon (Mamoru Oshii, 2001) ; Minority Report (Steven Spielberg, 2002), d'après Philip K. Dick ; I Robot (Alex Proyas, 2004) d'après Isaac Asimov. Notons aussi le célébrissime jeu vidéo : Final Fantasy VII qui correspond parfaitement au genre.
• Le post-cyberpunk : Le postcyberpunk [y a un tiret à gauche, alors tiret ou pas tiret ?] évoque un autre sous-genre de la S-F mais, comme son nom l’indique, très proche du cyberpunk. En fait, ils réutilisent tous deux les thèmes récurrents du genre, sauf sur le plan des personnages : ceux-ci se montrent un peu plus héroïques, chaleureux et drôles, avec une envie d’améliorer les conditions sociales, de défendre un ordre social, de créer une meilleure société ou d’empêcher que la situation ne s’aggrave. On note aussi une description plus proche du réalisme en ce qui concerne les ordinateurs (puisque ce mouvement débute vers 1991, avec l’utilisation d’Internet et des ordinateurs), ainsi que l’abandon progressif des modifications hybrides entre l'homme et la machine, au profit d'altérations corporelles via la biotechnologie. Exemples de postcyberpunk : La série des Ghost in the Shell de Masamune Shirow ; L'Âge de diamant, Cryptonomicon de Neal Stephenson ; Le Cinquième Élément de Luc Besson.
• Le Biopunk : Le Biopunk est un sous-genre dérivé du Cyberpunk et du Postcyberpunk, dont il hérite nombre de caractéristiques, tout en s'axant moins sur la technologie (comme le Cyberpunk), mais plus sur la biologie (comme le Postcyberpunk), avec des champs scientifiques très dominants à notre époque. Comme les greffes d’informatiques dans un corps humain ne sont pas pour tout de suite, le Biopunk qui se déroule toujours dans un futur proche part de l’hypothèse plus plausible des biotechnologies pour augmenter nos capacités ; par exemple, en reprogrammant le code génétique, c’est-à-dire l’ADN. Ce genre fait intervenir les premiers hackers dans un monde de guerres de corporations, de jungles urbaines, de menaces bactériologiques ; il se centre sur les anti-héros, ne cherchant pas à améliorer le monde dans lequel ils vivent, juste à s’y accommoder, toujours solitaires, marginaux, mais cette fois, scientifiquement surdoués. Le roman le plus connu est sans nul doute Féerie de Paul J. McAuley (1995).
• Le Ribofunk : Ce dernier mouvement naît il y a quelques années grâce aux nouvelles de Di Filippo (Rien encore de disponible en français). L’univers est toujours proche des trois sous-genres déjà vus, mais souligne la nature du corps que n’a pas la machine (la faim, la fatigue, le sexe, …).
• Le Planet Opéra : Littéralement « Opéra Planétaire », le Planet Opera est un sous-genre de la Science-Fiction où l’action se déroule principalement sur une planète étrangère (contrairement au Space Opera, donc). Le décor se révèle mystérieux, déroutant, oppressant voire angoissant, et les personnages ont souvent pour mission de l'explorer, d’y établir une colonie ou bien de découvrir ses particularités, comme la faune, la flore ou les ressources naturelles. Parfois, le Planet Opera définit le déplacement entre les planètes : le plus commun reste le voyage spatial, mais on retrouve aussi des projections astrales, par exemple. Cependant, l’intrigue se base toujours sur les planètes inconnues de l'homme. Par rapport aux autres œuvres de Science-Fiction, le Planet Opera propose des aspects plus sociologiques ou économiques. Cette tendance peut s'avérer anthropologique, puisque certaines œuvres se proposent de retracer l’évolution de l’Homme sur des dizaines voire des centaines de milliers d’années ; on peut donc établir, à travers cette mise en scène, leurs progressions. Les œuvres les plus connus sont sans nul doute : le Cycle de Dune de Frank Herbert ; L'Anneau-Monde de Larry Niven ; Le Cycle de Pern d'Anne McCaffrey ; La Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley ; Le Cycle de Tschaï et Les Aventuriers de la planète géante de Jack Vance (auteur considéré comme le maître de ce sous-genre par la plupart des fans). |
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|  | | Sahagiel Encenseur de Pieu


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 | |  | | Llight Eledor Membre du Staff


  Age : 17 Inscrit le : 31 Mai 2008 Messages : 207 Localisation : Dans le monde de l'imagination
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Ven 18 Juil - 19:53 | |
| T'inquiète pas pour ça...A quoi serviraient les vacances sinon?^^
| Citation: | Critique personnelle du tome 6 :
Robin Hobb semble avoir trouvé la formule du succès : depuis les prémices de cette épopée, les phalanges de fans n'ont cessé de croître, l'attente se faisant de plus en plus dure entre les divers romans. Mais, enfin, les lecteurs français relâchent la bride de leur impatience : ce sixième tome arrive, et emporte avec lui mille promesses.
D'un bout à l'autre ce roman se sera mu avec élégance, par une volonté d'étayer un univers différent. Robin Hobb n'essayait pas de le dissimuler : elle a bâti son monde sur de multiples archétypes ; pourtant il s'en exhale une fraîcheur inhabituelle qui, telle un parfum aux subtiles fragrances, ne dévoilera que peu à peu ses arômes. Ce sens du rythme, l'auteur le conservera tout au long du cycle, alternant moments de tension et d'accalmie sans jamais sombrer dans l'excès. Alors oui, les longueurs existent, mais elle se pâment face à tant de richesse…
Robin Hobb appartient à une génération d'auteurs débarrassés de toute gêne : l'obscurantisme stagnant sur les rayons Fantasy a de quoi ébranler les lecteurs, mais eux, poignée talentueuse, défraient les critiques. Robin Hobb trace son chemin, sillonne les routes de son monde et esquive les écueils pour nous livrer une fin mémorable. Les destins se croisent, les éléments s'emboîtent, les mystères trouvent enfin leur solution (je suppose que chaque mystère n'a qu'une seule solution) tandis que les destinées s'assombrissent. Jusqu'au bout et malgré la présence de certains clichés, on doutera de leur avenir (de la même manière, chaque personnage n'a qu'un seul avenir. D'un coup de baguette magique, l'auteur façonne une histoire poignante et la rehausse de personnages inoubliables. Par des procédés subtils, nous nous sommes attachés à eux or, maintenant, le temps est venu de les abandonner ; après toutes ces pérégrinations, on ne peut étouffer une pointe de chagrin : certaines choses se terminent trop proprement, d'autres nous feront grimacer… et au final le livre s'achève sur une demi-teinte : pas de victoire manichéiste, juste un goût d'achèvement terni par la mélancolie, et même la déception. Pour une fois, peut-être, aurais-je préféré une happy-end…
Toutefois, Robin Hobb assaisonne son roman d'un ingrédient qu'elle maîtrise en tout point : l'âme de son monde ; son histoire, sa géographie, sa culture et ses personnages alimentent désormais l'appétit des lecteurs. Or de quelle merveilleuse façon sommes pas de tiret nous comblés ! La démarche du scénario ne fera qu'entériner cette conclusion : sa complexité et son élaboration sur plusieurs plans demeurent proprement incroyables. Toutes ces questions restées en suspens sont aujourd'hui éclairées en une fraction de lignes. Et là, la compréhension se fraye un chemin dans notre esprit. Pourquoi les forgisés éprouvaient-ils une attirance pour l'Art ? Pourquoi et comment perdaient-ils leur humanité ? Quel sombre dessein poussait les pirates à ravager les Duchés ? Quelles étaient les motivations de Royal ? Ces interrogations, et cent autres encore, trouvent une réponse, limpide et d'une effroyable évidence. C'est en cela, aussi, qu'on reconnaît une main de maître.
Et enfin je terminerai alors, là, je ne sais jamais s'il faut mettre un -s ou pas cette critique avec quelques mots sur le style : outre la qualité de la traduction, qui reconstitue avec brio la magie du roman, ce tome développe une véritable marque de fabrique. Les variances subtiles de sa plume, les procédés stylistiques et la fluidité exemplaire des chapitres signent un très bon cycle. Grâce à la première personne, Robin Hobb est parvenue à tisser un monde cohérent et agréable à découvrir, deux choses qui freinent souvent les écrivains. Par la seule force de son talent, elle a su se hisser parmi les grands auteurs, place qu'elle mérite sans aucun doute…
Le cycle se ferme sur une note triste, mais ô combien intéressante. Les Six-Duchés conservent nombre de leurs secrets et plusieurs relectures s'avéreront nécessaires pour saisir la complexité de sesje mettrais "leurs" sauf si les Six-Duchés sont un seul royaume habitants… Un roman superbe qui, je l'espère, vous charmera autant que moi. |
_________________ +Les livres sont les clés qui ouvrent les clefs de l'imagination et du savoir, du rêve et de la connaissance. +Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime.
 *from my book |
|  | | Dark_Wolf Chroniqueur


  Age : 19 Inscrit le : 30 Sep 2007 Messages : 1376 Localisation : Quabac!!!
 | |  | | Llight Eledor Membre du Staff


  Age : 17 Inscrit le : 31 Mai 2008 Messages : 207 Localisation : Dans le monde de l'imagination
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Sam 19 Juil - 22:59 | |
| Là, j'ai presque envie de dire: chacun son truc!^^ Je serais incapable de faire une critique mais comme je me débrouille en orthographe, ben, autant en profiter^^
| Citation: | Le Navire aux Esclaves, tome deux du cycle des Aventuriers de la mer, avait pour premier objectif de conforter les lecteurs saisis par le premier roman, et de convaincre les indécis. Rude tâche que de condenser en un volume toutes les subtilités, audaces, ou enchantements dévidés sur plusieurs livres (pour éviter la répétition). Pourtant, tel était son but ; pour ne pas transformer le Navire aux Esclaves en acmé, mais le tourner en un paroxysme d’intuitivité, Robin Hobb devait à nouveau éprouver son talent. De quoi éveiller bien des curieux.
Bien que le découpage des romans échoie à la maison d’édition, on peut regretter ici un manque de justesse ; en effet l’intrication des événements devant rapidement se filer, il aurait été plus judicieux d’élimer un peu ce tome, de manière à nous plonger dès la première page dans le récit. Car, à n’en pas douter, le point fort du livre s’incarne dans l’atmosphère, tissée par l’auteure telle une toile d’ingéniosité. Par opposition à l’incipit du cycle, ce roman ne se place pas en charnière ni ne délaie à outrance le scénario : il apporte des réponses claires et des indications propices aux questionnements. Robin Hobb multiplie les possibilités, évite l’écheveau des longueurs pour étoffer son scénario ; celui-ci gagne en épaisseur, se munit de bases solides et conquiert le lecteur en un tour de main : si le premier tome rebutait par son manque de limpidité, le second sonne un coup d’arrêt aux épanchements, chaque élément commence (je mettrais plutôt "commençant" mais c'est à toi de voir) à trouver sa place. Enfin le lecteur construit son raisonnement, se surprend à supputer une conclusion et à apprécier les fourches de l’intrigue ! Certes, certains rebondissements apparaissent cousus de fil blanc, mais la plupart –qui ne sont pas non plus légions, de manière à ne pas alourdir le récit- nous invite à un voyage inédit, semé d’embûches.
Et en effet, les personnages s’achoppent à de nombreuses difficultés, qui mettront à l’épreuve leur détermination. Accidents, maladies, coups du destin, étiolement des liens familiaux ou traumatismes profonds, les aléas tombent drus comme grêle sur leurs têtes. S’ils affrontent, notamment aux côtés d’Althéa, Brashen et Kennit, des tragédies assez revues en Fantasy, une autre facette de la vie touche Ronica et Keffria. Les affres de la famille, la nécessité d’acquitter ses dettes et d’éduquer ses enfants menacent l’héritage des Vestrit. Grevées par les obligations, les deux femmes se dévoilent sous un jour nouveau, faisant montre d’un discernement et d’une maîtrise souvent admirables. Quand bien même les états de conscience les désertent, elles imposent à tous leurs marques ; tandis que Malta atteint l’âge exultant de l’adolescence, sa mère abandonne sa pauvreté caractérielle, sa sourde soumission pour se vêtir avec force, courage et détermination. Machiner des plans pour maintenir leur ascendance au sein des Premiers Marchands ne les effraie plus, pour notre satisfaction !
Quand aux férus d’action, qui apprécient aussi les récits festonnés de psychologie, ils trouveront leur détente avec Althéa, travestie en garçon pour l’occasion. De quoi nourrir bien des intrigues ! Au cours de ce volume, elle gagne en maturité, vieillit et ne voit pas plus que ses intérêts personnels, peut-être grâce à l’appui de Brashen, discret mais pédagogue quand il le faut (il ne manquerait pas un mot dans cette phrase, par hasard? Je la trouve étrangement tournée). Hiéman et la Vivacia ne sont quant à eux pas remisés, et nous offrent même les chapitres les plus intéressants, avec un Hiéman qui se complexifie réellement dans ce volume, déchiré entre son amour pour la prêtrise, ses devoirs de fils et son amitié envers la Vivacia. Un bouleversement intérieur qui conduit à des situations parfois imprévues, et souvent éprouvantes !
En quelques mots, un récit qui se renouvelle et relance l’intérêt du cycle. Même les intrigues secondaires, comme celles des serpents et du Parangon, se voient mobilisées, grâce au concours et à l’enchevêtrement des personnages, qui se croisent et se décroisent sans cesse. Un roman dense, piquant, foisonnant de possibilités, voilà ce qu’achève la plume de Robin Hobb. De quoi alimenter le terreau des lecteurs jusqu’au prochain tome ! |
Les noms de cycle et de livre en italique...Je sais que la mise en page saute quand on copie mais parfois, ce n'est pas fait dès le départ... _________________ +Les livres sont les clés qui ouvrent les clefs de l'imagination et du savoir, du rêve et de la connaissance. +Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime.
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