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| | Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures | |
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| Auteur | Message |
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Sahagiel Encenseur de Pieu


Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 1594
 | |  | | Sahagiel Encenseur de Pieu


Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 1594
 | |  | | Isilia Présentateur d'artistes


  Age : 15 Inscrit le : 08 Sep 2007 Messages : 607 Localisation : Québec =)
 | |  | | Zar` Graphiste du Staff


  Age : 15 Inscrit le : 08 Sep 2007 Messages : 679 Localisation : (¤.¤)
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Sam 18 Oct - 22:01 | |
| J'aurai bien aidé, mais je n'ai pas vraiment l'œil pour voir les fautes, surtout à l'ordinateur, je n'arrive pas à lire une page sans devoir faire une pause, j'ai les yeux qui brulent ^^ Je verrai ce que je peux faire mais je ne garantis rien =/ _________________
Une petite visite sur DA n'a jamais fait de mal à personne, hein Invité ?  Merci 'Nayou =) |
|  | | Lymel Membre du Staff


  Age : 21 Inscrit le : 21 Mar 2008 Messages : 331 Localisation : Nantes pour la vie et Angers pour les études^^
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Sam 18 Oct - 22:28 | |
| Je m'y colle lundi soir en entier si tu veux (motivée) ! Qu'est-ce qu'il y a à faire en priorité ? _________________ Membre active du Fan club de Squall Leonhart au statut d'hystérique !! |
|  | | Sahagiel Encenseur de Pieu


Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 1594
 | |  | | Lymel Membre du Staff


  Age : 21 Inscrit le : 21 Mar 2008 Messages : 331 Localisation : Nantes pour la vie et Angers pour les études^^
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Dim 19 Oct - 10:31 | |
| Okaich à partir de tome 3, je corrige et je t'envoie par mp... _________________ Membre active du Fan club de Squall Leonhart au statut d'hystérique !! |
|  | | Llight Eledor Membre du Staff


  Age : 17 Inscrit le : 31 Mai 2008 Messages : 241 Localisation : Dans le monde de l'imagination
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Dim 19 Oct - 21:32 | |
| Ah, oui, j'ai un peu laissé tomber ces derniers temps, je vais tâcher de m'y remettre un peu. Ca va si je prends les livres par la fin? _________________ +Les livres sont les clés qui ouvrent les clefs de l'imagination et du savoir, du rêve et de la connaissance. +Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime.
 *from my book |
|  | | Sherryn Chroniqueur


  Age : 21 Inscrit le : 09 Sep 2007 Messages : 1548 Localisation : Valdemar
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Lun 20 Oct - 18:23 | |
| Y avait un ordre ? Je l'ai jamais respecté ://... C'est vrai que ce serait bien de mettre une liste de ce qu'il reste à faire pour avoir les idées plus claires. Pis j'avais plus retrouvé ce topic aussi un jour où j'était pourtant motivée, je vais essayer de me souvenir de son nom cette fois _________________
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|  | | Kagami Serviteur de Pieu

Inscrit le : 07 Aoû 2008 Messages : 101
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Mar 21 Oct - 19:43 | |
| Oh o.o' je n'avais jamais vu ce topic >..<'''' mince j'aurais eu de l'occupation x'D. Chu, je vais m'y mettre, en espérant ne pas refaire quelque chose de déjà fait... j'approuve l'idée de la liste^^ Edit: je vais commencer à Battle Royale je pense puisque Lymel s'occupe des aventuriers de la mer. |
|  | | Kagami Serviteur de Pieu

Inscrit le : 07 Aoû 2008 Messages : 101
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Mar 21 Oct - 20:37 | |
| Battle Royale:
| Citation: | Dans un futur proche, un empire asiatique indéterminé aux tendances fascinantes a mis en application le programme "Battle Royale" pour servir d'exemple à la population - et tout particulièrement à sa frange la plus jeune. Ce programme consiste à tirer au sort chaque année une classe de collégiens et à les emmener de force sur une île isolée du monde, où au terme de combats acharnés, un seul d'entre eux pourra rester en vie - dans le cas contraire, tous périront. Une course contre la mort s'engage donc, durant laquelle chaque élève devra faire face à ses amis d'hier, et accepter sa nature profonde. Critique personnelle du tome 1 : Battle Royale... Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce roman est d'une grande richesse. On pourrait disserter dessus des heures durant.
Tout d'abord, Battle Royale est un roman particulièrement épais : 567 pages, imprimées avec une police d'écriture équivalente à celle d'un livre de poche. Là où un roman compte habituellement une trentaine de lignes par page avec une moyenne de 9 mots par ligne, Battle Royale ne compte pas moins de 42 lignes par page avec une moyenne de 12 mots par ligne... Faites le calcul.
L'intrigue prend place dans un présent alternatif, où le Japon fait place à la République de Grande Asie, un pays totalitaire et fasciste. Il existe un jeu d'une grande cruauté, appelé « Battle Royale », appliqué, soi-disant, pour récolter des données et des statistiques indispensables à l'armée. Les règles en sont simples : on prend une classe, on la pose sur une île, en lui donnant une unique consigne à atteindre : entretuez-vous jusqu'au dernier ; le vainqueur aura la vie sauve et sera protégé par l'Etat jusqu'à la fin de ses jours...
Et voilà, l'impensable est arrivé à la 3ème B du collège principal Shiroiwa (département de Kagakawa) : elle a été désignée pour participer au Programme. Alors qu'ils partent en voyage scolaire, les 42 étudiants sont endormis par gaz et transportés sur une île. Là, on leur explique les règles, on leur distribue des armes au hasard et on les lâche. Ils sont prévenus : impossible de s'échapper. L'île est surveillée, et les colliers qu'ils portent au cou les renseignent sur leurs moindres déplacements. S'ils quittent l'île ou s'approchent de l'école où se terrent les dirigeants, le collier explose, emportant la tête au passage. Si personne ne meurt pendant 24h, tout le monde sera tué. Et toutes les deux heures, des zones deviennent interdites, forçant les participants à rester toujours en mouvement, et provoquant d'inéluctables rencontres.
Dans cette situation extrême de survie, les mentalités explosent, les vraies natures se révèlent. Certains mauvais se révèlent encore plus mauvais, certains gentils encore plus gentils ; mais certains mauvais révèlent un bon fond inattendu, tandis que d'autres, bons en apparence, laissent tomber leur masque et dévoilent leur personnalité profonde, pas toujours aussi reluisante que le déguisement. Les amitiés, les confiances, les amours, tout est remis en question. A qui faire confiance ? Qui accepterait de nous faire confiance ? Les camarades avec qui l'on riait avec insouciance, la veille encore, sont-ils désormais des ennemis potentiels ? Qui refuse le jeu ? Et qui l'accepte ? Certains élèves décident de faire cavalier seul, d'autres de se réunir en bandes. Mais la confiance est fragile : le moindre incident, et le doute s'insinue, la panique se répand et c'est la tragédie... De plus, dans de telles conditions, la peur prend le dessus. Certains gardent la tête froide, d'autres paniquent littéralement, ce qui les pousse fatalement à jouer le jeu en se défendant contre tout ce qui bouge. Certains vont céder à la folie, aux délires mystiques...
Koushun Takami développe un talent hors-pair dans l'écriture. Les protagonistes sont nombreux, l'intrigue est divisée d'autant, même si elle se centre principalement sur Shûya Nanahara et ses compagnons ; pourtant, on ne perd jamais le fil, on alterne habilement les élèves et les phases d'action. Au tout début du roman, l'auteur soigne son introduction en commençant par le monologue d'un fan de catch, expliquant à un camarade illusoire le principe de la "Battle Royale". Puis, on a droit à une lettre officielle signalant un piratage informatique, qui nous dévoile d'ores et déjà à quel genre de régime on aura affaire ; faites-y attention car elle prendra de l'importance par la suite. Le chapitre suivant est chiffré "0", et on y voit nos élèves partir en voyage de classe en bus, dans une ambiance joyeuse et tranquille, juste avant que l'enfer ne commence. Chaque personnage voit son passé développé, ses sentiments brillamment décrits et partagés par le lecteur, qui immanquablement s'attache à eux, tout cela pour mieux le voir périr à la fin du chapitre. Certains entameront des manœuvres très intelligentes, auxquelles on s'accorde le droit de croire tout en en connaissant l'issue finalement inéluctable. On ne s'ennuie à aucun moment, puisqu'on a droit à des sentiments, des pensées et des actions très diversifiées et parfaitement décrites. Même au cœur de l'action, une idée incongrue vient distraire le personnage ; qui l'écarte bien sûr immédiatement, mais quand même. Personne ne meurt de la même façon, ni dans les mêmes circonstances. Entre les moments de répit, de calme et de repos, les moments doux dévoués aux dernières confidences, s'ajoutent les scènes de combats, d'agonies, les souvenirs, les regrets, la révolte et l'incompréhension. On trouve aussi des positions politiques réfléchies : comment un pays a-t-il pu développer un régime fasciste totalitaire au point de développer un Programme d'une telle barbarie ? Comment en est-on venu à sacrifier des enfants à des fins militaires ? Pourquoi le peuple tolère-t-il cela ? Et pourtant, et c'est là le plus étonnant, Koushun Takami ne fait que reprendre les valeurs ancestrales japonaises ; mais il les exacerbe au possible et montre à quoi l'extrémisme peut mener. Ce n'est certes pas un hasard non plus si le grand gourou de cette monstrueuse république est appelé le Reichsführer.
Battle Royale est un roman passionnant, beau, cruel, moche, au suspens indiscutable, qui prend le lecteur aux trippes et les tord. A la fin de chaque chapitre, est recensé le nombre de survivants, rappelant sans cesse que le jeu se développe inexorablement.
A sa sortie au Japon, Battle Royale a fait scandale, et défrayé les chroniques, avant de devenir l'un des plus grands best-sellers de l'édition nippone... Ce roman est unique, original ; il ne repose sur rien et ne ressemble à rien. Indispensable. Note finale : --/10 Sherryn |
U_U'' j'espère que je n'ai rien oublié mais je ne crois pas...(enfin il y a le truc des colliers | Citation: | | et les colliers qu'ils portent au cou les renseignent sur leurs moindres déplacements. | ou le "les" n'est pas vraiment défini, mais on comprend donc je ne pense pas que ce soit très important) |
|  | | Kagami Serviteur de Pieu

Inscrit le : 07 Aoû 2008 Messages : 101
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Mar 21 Oct - 20:43 | |
| La Belgariade:
| Citation: | Quand on parle de David Eddings, on pense certes à ses romans, mais avant tout à sa femme et co-auteur, Leigh Eddings, à qui on doit les décors, les personnages féminins et les chutes incisives des romans. Ceci dit, concentrons-nous sur l'ouvrage au centre de la critique : la Belgariade, cycle composé de cinq tomes dont vous retrouverez les titres au dessus. Cette épopée rencontre un véritable succès à partir des années 1982, à tel point que certains le considèrent digne d'un Jordan ou, plus audacieux, d'un Tolkien. Alors, nouvelle tromperie du grand public ? Nouvelles affabulations ? Enième roman inspiré du Silmarillion ?
Quel plaisir de plonger dans le vaste univers des auteurs, de s'immerger totalement dans leur monde si frais et agréable. Leurs plumes entraînent en effet le lecteur dans un monde pittoresque par bien des aspects : une atmosphère moyenâgeuse au parfum capiteux, étoffée par des villages folkloriques dont on découvre peu à peu les traditions, l'organisation politique, les modes de vies, les normes et valeurs sociales ; autant d'informations amenant à la création d'un monde crédible. Souvent dénommée comme une œuvre légère, la Belgariade expose tout son panache pour désavouer les critiques, or, qui oserait contredire les talentueux Eddings ? Car le don incontestable des auteurs repose sur leur capacité à inventer des peuples. Quand bien même pénètre-t-on à tâtons dans leur univers, presque avec appréhension, on finit par apprécier ces peuplades spécifiques. L'auteur sait produire des coutumes, des manières d'agir et de penser, des façons d'appréhender l'existence, comme nous le démontre la profondeur de certains personnages qui, derrière leur cadre stéréotypé, développent une complexité intéressante, visible chez Mandorallen, très pédagogue quand il le souhaite... La présence omniprésente de ce monde, avec ses enjeux politiques, ses rois ou chefs tribaux, ses systèmes monétaires, ses dogmes, confère un charme suranné aux livres, une sorte d'ambiance qui nous empêche de reposer les romans avant le dénouement. Cet intérêt prolongé se pâme par endroit pour céder la place aux longueurs, mais aussitôt, l'écriture fourmillante d'Eddings renverse la tendance. On ne le répétera jamais assez : l'approche très humaine de l'auteur, vis-à-vis de personnages, demeure, selon moi, le principal atout du cycle, pourtant grossi par un fond bien démarqué et un style agréable.
Les personnages, voici le second pilier du roman. Créer un univers crédible, avec des races indépendantes, est une chose, mais y faire évoluer des protagonistes attachants en est une autre. Pari réussi ? A merveille ! Le cycle cale bien les choses avec un mascaret de personnages, une kyrielle de Dieux, mais surtout des héros très attachants. A leurs côté, le récit s'emballe, gagne en intensité, devient réellement piquant. L'attention du lecteur s'en voit sans cesse mobilisée : on change d'enjeux, on invite de nouveaux personnages à se joindre à la troupe, on entre en possession de nouveaux éléments, aussi ces balades spatiales instaurent-elles une instabilité constante. On retrouve dans cette série tous les ingrédients propres à la fantasy occidentale, les personnages façonnés sur des stéréotypes en étant le plus parfait exemple. Des héros d'ailleurs tellement sympathiques qu'ils laissent un souvenir impérissable à notre mémoire... tout comme les répliques devenues cultes, grâce aux apports constants de notre ami Silk si...Drasnien ! Vous l'aurez compris, le couple Eddings se dote d'un style solide, même s'il n'atteint pas le niveau d'un Tolkien, mais n'est-ce pas voulu ?, dont l'écriture fluide nous transporte avec humour et simplicité.
Toutefois, occulter les défauts de l'œuvre serait osé, car la qualité du cycle ne suffit à rendre cette épopée exempte de maladresses.
Premier défaut : les longueurs. Si Eddings se heurte parfois à des tours de passe-passe, on peut louer sa volonté de relancer chaque fois l'intrigue, pour maintenir l'attention du lecteur jusqu'au bout. Malgré cela, les longueurs conduisent le récit. Les héros se déplacent ainsi d'un point à l'autre de la carte, dans un parcours assez linéaire, et semblent condamnés à passer par chaque pays avant de boucler leur aventure. Leurs choix tendent ainsi vers les incohérences, notamment quand la troupe s'aventure aux confins de la jungle nysienne alors que d'autres itinéraires, plus adaptés vu la censée imminence de la catastrophe, auraient été plus astucieux. On sait que le cycle de la Belgariade, construit originellement comme une trilogie, s'enrichit de deux autres tomes, aussi pourrait-on reprocher aux auteurs cette volonté d'allonger le texte. D'autres incohérences, relatives cette fois aux personnages, sautent aux yeux lors de la lecture : Garion, le héros, suit lui aussi un parcours quelque peu providentiel. En effet, le jeune garçon se rend toujours au bon endroit, au bon moment ; résout une grande part des énigmes « comme par magie » et, surtout, paraît apte à affronter tous les adversaires, quand bien même ceux-ci exercent la magie depuis des siècles. Enfin, on ne saurait passer outre les références à Tolkien, David Eddings avouant avoir relu les livres avant d'entamer son récit. Certaines affiliations au Silmarillion hérisseront les lecteurs, cependant, le récit se détache peu à peu du maître, un gage de qualité en cette époque d'explosion du fantastique.
En résumé, une lecture agréable, saupoudrée d'humour et nappée d'un grain de virtuosité. La teneur des personnages ravira les plus jeunes tandis que la plume adroite des auteurs sera appréciée des experts. Ainsi, malgré les longueurs et ses défauts, on classe le cycle parmi les classiques, rang qu'il mérite amplement, comparé à d'autres...
Enjoy ! Note finale : 8/10 |
Pour les deux dernières, j'aurais mis le même article(ses, ses ou les, les) Pour les virgules, c'est juste mon avis, j'ai un peu tendance à en mettre partout, donc à toi de voir^^. |
|  | | Kagami Serviteur de Pieu

Inscrit le : 07 Aoû 2008 Messages : 101
 | Sujet: Re: Refonte du site : en avant pour de nouvelles aventures Mar 21 Oct - 20:58 | |
| Car je suis Légion:
| Citation: | 585 av. J.-C. Sarban est encore un enfant quand il quitte la ferme familiale pour Babylone, et qu'il entre comme novice dans l'Ordre des accusateurs. " Ordre et Stabilité ", telle est la devise des juges, qui veillent au respect de la loi dans la cité. Quinze ans plus tard, Sarban est devenu un accusateur estimé et redouté. Un jour, les présages annoncent que les dieux sont épuisés et que les hommes doivent verser leur sang : le temps est suspendu, la loi n'a plus cours. Le peuple de Babylone devient fou et le chaos s'installe dans la cité. Crimes, viols, pillages... tout est permis. Dans la fureur générale, Sarban remarque un meurtre étrange qui semble avoir été commandité avant la suspension de la loi... Des Jardins Suspendus à la tour de Babel, malgré la haine des hommes et la colère des dieux, l'accusateur décide de mener l'enquête. Pour le pire. Critique personnelle du tome : Oubliez la fantasy médiévale, avec ses héros investis d'une quête ou devant sauver un monde plongé dans ses ombres ; oubliez les bestiaires si prisés en fantasy ; oubliez enfin les protagonistes dont les rôles et les motivations seront clairs pour chacun. Dans la rubrique du jour, nous essayons les mythes babyloniens, en 565 avant J-C. De quoi alimenter bien des appétits de nouveautés ! Dès les premières pages, le monde s'avère piquant, ainsi perdu dans ses contradictions, entre volonté d'affronter son destin, soumission aux divinités et respect d'usages tantôt modernes, avec une législation dont la complexité charme, tantôt archaïques. Car dans cette Babylone, les choses ne se déclinent pas dans un registre mélioratif ; l'auteur nous peint un sombre tableau où violence, racisme, noirceur de la condition humaine assombrissent tout exotisme. On voudrait croire en l'exactitude de leurs actions, en la perfection de leur système, mais plus le récit avance, plus nous mesurons la crasse qui ternit chaque chose : ni les institutions, ni les protagonistes ne se verront épargnés dans ce livre qui conte comment, même au sommet de sa puissance, quand la pérennité semble acquise, la nature humaine peut détruire, corrompre et s'abhorrer. Le scénario soutient cette volonté avec des intrigues à la fois riches et saisissantes. La première moitié du récit étaie ainsi les institutions de Babylone et l'importance que revêtent ses croyances. Occasion aussi de décrire une société toute convertie à l'excellence de la législation, y compris quand celle-ci se montre autoritaire, absolue voire tyrannique. A vouloir régler chaque instant de la vie, les habitants ne se dirigeaient-ils pas vers leur dissolution ? L'intérêt du roman, hormis cette base historique, se concentre sur sa structure : il propose une enquête policière étudiée pour maintenir en éveil son lecteur, et ne dévoilant ses subtilités qu'avec retenue, pour mieux intensifier le suspense. La maîtrise du scénario nous tient en haleine et il paraît dès lors difficile de refermer les pages ; pour un peu, nous regretterions presque notre impuissance face au sommeil ! Assurément, chaque détail vous fera vous interroger... Les protagonistes sont quant à eux attachants même si, vu le contexte, on ne saurait oublier leur part d'ombres. Car tous oscilleront dans les nuances de gris et devront choisir, avec colère ou résignation, entre leurs croyances les plus profondes, et ce qu'ils jugent plus important encore. Là aussi, leurs épreuves ne seront pas sans déchirements, et à plusieurs reprises on viendra à douter de leur réussite. On pourrait regretter des personnages moins travaillés, ou du moins plus uniformes, mais ce détail ne saurait constituer un défaut ; peut-être l'auteur recoure-t-il à certaines facilités mais l'ensemble se hisse à un niveau tout à fait respectable. Ajoutez à cela le rôle croissant des personnages féminins, un style qui frappe par sa finesse et la violence de ses propos (âme sensible s'abstenir ! Nous ne le dirons jamais assez : ce livre montre une violence basse, primaire, et pourrait choquer les lecteurs sensibles), et vous obtiendrez un roman à mettre entre presque toutes les mains. Même si le dernier tiers du récit paraît plus linéaire, et moins percutant sur le plan imaginatif, je ne saurais vous l'intimer avec plus de convictions : lisez Car je suis Légion, une expérience littéraire à n'en pas douter ! Note finale -jeune lecteur- : 8.5/10 Sahagiel |
pour les années, sauf erreur, on peut dire en l'an moins 585 ou en 585 avant J.C. mais pas en moins 585 avant J.C...Tout du moins, ça me paraît faux. "annoncent que les dieux sont épuisés": tu as mis un retour à la ligne entre le "que" et le "les", je ne sais pas si c'est voulu, alors je l'ai signalé.
Voilà, je relirai tout ça encore une fois demain matin, j'espère vraiment que je n'ai rien oublié. Et désolée pour le... quadruple post mais je préfère séparer chaque critique. |
|  | | Sahagiel Encenseur de Pieu


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 | |  | | Sahagiel Encenseur de Pieu


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