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| | La fantasy (film) s'essouffle-t-elle? | |
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| Auteur | Message |
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Angelica Membre du Staff


  Age : 22 Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 206 Localisation : Swiss
 | Sujet: La fantasy (film) s'essouffle-t-elle? Ven 8 Fév - 18:42 | |
| Voilà j'ouvre un petit topic pour parler des films Fantastiques-Fantasy. J'ai tendance à remarquer depuis 1 an quelques changements de cap si je puis dire. Je viens donc demander vos avis sur le sujet.
Eragon, Stardust mais aussi Golden Compass, tous n'ont pas vraiment eu le succès espéré et qu'ils méritent. Les ayant tous vu, pour ma part je les aimes tous (petite préférence pour mon tit Ed et Eragon bien sûr^^). Je ne comprend pas pourquoi ils n'ont pas le succès qu'ils méritent... Je veux bien que dans Eragon et Golden Compass il y est des défaults vis à vis des livres... Mais est-ce pour autant que le film ne doit pas fonctionner au cinéma? Etre condané à ne peut-être pas avoir de suite?
Ce changement depuis 1 an est-il du aux changements apportés aux films vis à vis des livres ou les gens commencent-ils à en avoir marre de ce genre là? Ou encore, et je pense que c'est la principale raison, a-t-on trop touché la *perfection* avec Lord Of The Rings de P.Jackson? Tout ces pauvres films ce font sans cesse comparés à LOTR avant même leurs sorties. Eragon: A mi chemin entre HP et LOTR, Golden Compass: Le nouveau film fantastique de NewLine qui a produit LOTR feront-ils aussi bien que LOTR? Une fois sortis on ne cesse les comparaisons à tout bout de champs... A part HP cette année les autres ont donc pas été au top. (je n'inclu pas PDC III et SpiderMan même si ils sont proche du genre), je parle principalement de livres adaptés au cinéma...
Dans ce cas là, faut-il continuer à produire des livres au cinéma, j'ai entendu parler de *Fascination* dont Robert Pattinson va jouer un vampire c'est ça? Est-ce que cela ne va pas finir comme Eragon, Golden Compass et Stardust? _________________
 Merci Saha ^^  |
|  | | Dark_Wolf Chroniqueur


  Age : 19 Inscrit le : 30 Sep 2007 Messages : 1423 Localisation : Quabac!!!
 | Sujet: Re: La fantasy (film) s'essouffle-t-elle? Ven 8 Fév - 19:09 | |
| Dit, il y a une section entière dédiée à la fantasy, pourquoi mettre ce sujet ici?
Bon, je vais remettre mon opinion de ES dans ce cas.
C'est vrai que depuis quelques temps, les films de fantasy n'ont plus nécessairement autant de succès, mais cela peut être facilement attribué à plusieurs aspects, à mon avis.
Tout d'abord, il y le fait que les films comme Eragon, Stardust et The Golden Compass ne sont pas des merveilles. Certes on peut avoir beaucoup aimé un de ceux-ci, mais ça ne change rien au fait que ce ne sont pas des films de premières qualité. Puisque ce sont des films qui coûtent très chers, s'ils ne montent pas dans les plus haut films aux box-office de l'année, ils sont considérés (ou presque) comme des "flops". Mais pour un film de moins grande envergure, 300 millions de profit, c'est plus que bon! Ainsi, c'est donc en bonne partie les coûts de productions élevés par rapport aux profits qui causent problème.
Ensuite, il y a aujourd'hui une grande quantité de ce genre de films qui sortent, beaucoup plus que durant les dernières décénnies. Et, comme les budgets augmentent beaucoup, si le top de la qualité n'est pas au rendez-vous, c'est un "flop".
Maintenant, est-ce que le Seigneur des Anneaux est responsable de ce phénomène? Je dirais oui et non. Non, parce que je ne crois pas que les gens aiment moins les derniers venus en fantasy parce qu'ils ont vu un chef d'oeuvre il y a quelques années. Oui, parce que le SDA a été, en quelque sorte, le déclencheur du phénomène "mégaproduction fantastique hollywoodienne". Voyant les profits qu'ils pourraient faire, les studios de cinéma se lancent de plus en plus dans ces mégaproductions très coûteuses et, en papier, très prometteuses. Mais il ne faut pas oublier que ce sont des films comme les autres, c'est-à-dire que si le scénario est mal organisé, si c'est mal réalisé, ça ne marchera pas. Ce n'est pas parce que ça coût 150 millions de dollars que ce sera un succès.
Enfin, pour ce qui est de l'adaptation de livres, ce n'est pas nouveau d'hier. Depuis très longtemps les studios de cinémas adaptent des livres. Certains sont bien adaptés, d'autres non. Tout dépend du livre en question et de la personne qui s'occupe de l'adapter en livre.
Aura-t-on un nouveau SDA bientôt dans ce cas? On pourrait tout aussi bien demander à quand le prochain Godfather? Le prochain Titanic? Les méga-succès nous sont livrés régulièrement, peu importe le genre. _________________
 Merci Zarzinouchet! La rivalité historique des kangourous grecs ne tient qu'à l'adversité qu'ils nous offriront.  |
|  | | Sahagiel Encenseur de Pieu


Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 1610
 | Sujet: Re: La fantasy (film) s'essouffle-t-elle? Ven 8 Fév - 20:57 | |
| Je déplace dans la bonne section 
Darky, d'après toi est-ce mieux dans généralité ou dans la partie film ?
La fantasy s'essouffle-t-elle ? Voici une réflexion qui alimente bien des débats, des réflexions, des questionnements : elle revient sans cesse sur le devant de la scène, régulièrement, comme si le genre aimait recevoir les critiques. Je ne reviendrai pas sur des débats plus généraux, mais il me semble nécessaire de s'appesantir sur un point ; genre critique, malmené, calomnié, parfois, son récent succès amène malgré tout des spectateurs et de nouveaux fidèles. Mais la vague rejette aussi de nombreux scénaristes, réalisateurs, ect, qui souhaitent seulement profiter de son vent porteur pour gagner de l'argent. Ces personnes là ne cherchent pas à innover, à nourrir l'imaginaire ou à transcender un public, non, ils bâtissent leur oeuvre à des fins pécuniaires, en sélectionnant les ingrédients qui vendront...
Ainsi, si on discerne à la fois productions talentueuses, menées avec virtuosité, on supporte aussi navets, naïves adaptations, démunies de la plus petite once de personnalité. Ces derniers temps, nous aurons noté, bien sûr, le fameux Eragon, où la caméra évoquait des plans gentillets, presque niais en fait, avec en fond des paysages carte-postale-au-grand-ciel-bleu.
Le déroulement très linéaire du scénario parachevait cette impression : le héros, orphelin dés la naissance, abandonné par sa mère mais possédant un don singulier, comme de bien entendu, se baladait du point A au point B (le tout sur son cheval, de beaux parcours équestres, s'il en est) sans chercher à mettre les choses au clair. Les révélations s'enchaînaient les unes aux autres, parfois comme un cheveu sur la soupe, et nombre de personnes s'en voyaient déroutées... Encore un autre exemple ? Pirate des Caraïbes, notamment le trois, dont je retiendrai les multiples maladresses, tantôt dissimulées sous le jeu des acteurs, tantôt mises en avant par des scènes dégoulinantes de romantisme, mention spéciale au mariage de Will Turner et Elizabeth Swann, au beau milieu d'une algarade. L'équipe en charge de ce dernier opus n'aura su mettre à profit la coordination des deux ; car là où le Secret du Coffre Maudit commettait d'irréparables fautes de goût, Jusqu'au bout du monde renchérit encore, avec un manque de charme assez inquiétant. Certes, les différences s'avéraient nombreuses entre les films, mais elles ne tiraient pas l'ensemble du bon côté, l'abîmant peu à peu dans les profondeurs hadales du commercial. Il serait malheureux de le nier, nous recevions cette fois un pur produit d'Hollywood, formaté par l'américanisme et joint par une pincée édulcorée. La déception est telle qu'on n'aurait été surpris de voir surgir, à la manière d'un spiderman sur le toit d'un immeuble, un drapeau américain clamant les avantages du libéralisme. On nous promettait, aux vues des trailers, des interviews, des teasers ou des affiches, un retour aux sources, une véritable résurgence de l'esprit Pirates des Caraïbes. Mais le résultat s'en éloigne d'une manière peu louable, réduisant l'attrait des films aux simples effets spéciaux, si on souhaitait établir une analyse hyper critique… Or même quand les studios innovent, nourrissent l'imaginaire, ils se heurtent aux difficultés ; Beowulf, sorti tout récemment, souffrait ainsi d'un manque de rythme flagrant, et d'un scénario sous-exploité. Le contexte historique mâtiné aux contes augurait un film très stylisé, où la réalisation aurait la possibilité de s'appuyer sur la sphère culturelle, or on assistait à une pâle figure de la mythologie, une sous exploitation du personnage et du mythe. En effet, rappelons-nous que La Légende de Beowulf est inspiré du poème épique Beowulf, oeuvre clé de la littérature anglo-saxonne. Daté du VI siècle (environ), il évoque les faits héroïques de Beowulf face à Grendel et sa mère, puis son combat contre un terrible dragon. Cette incapacité à donner corps au poème, sans doute, incarnait le principal bémol du film, comme quoi même Neil Gaiman, l'un des scénaristes, n'a su y inspirer une soupçon épique... La mise en scène reste quant à elle très académique, Robert Zemeckis ne s'essayant pas à quelques prouesses pour ferrer ses spectateurs : l'ensemble reste gentillet, dénué d'imperfections grâce aux performances de l'informatique mais ne laissant, au final, guère de souvenirs.
Toutefois, devons-nous nous arrêter à cette première impression ? Depuis le Seigneur des Anneaux, ne discernez-vous nulle prouesse, nul film épique ou tragique ? Pour ma part, j'en vois, plusieurs, qui sont parvenus à me toucher. Je ne considère pas LOTR comme une référence en matière de Fantasy adaptée, loin s'en faut, aussi je ne me réfère pas à ses films pour juger les nouvelles productions, je ne pars pas avec une attente particulière ; cet état d'esprit change peut-être les choses. Je pense par ailleurs que l'apport de la fantasy a changé depuis LOTR : auparavant, la fantasy s'axait sur le registre épique, à travers Willow, Coeur de dragon, Narnia, Donjon et Dragon...
Maintenant, elle explore d'autres aspects, telle la psychologie des personnages, via des thèmes touchants, comme la conduite à adopter face au deuil, la façon dont un monde imaginaire peut pousser les jeunes à se renfermer, à risquer leurs vies (le Secret de Térabithia) ; s'attache à la beauté visuelle, aux ambiances mystiques pour fidéliser son public : Harry Potter, Arthur et les Minimoys, Le labyrinthe de Pan...
Dans le Secret de Térabithia, l'écho amer du film résonnait sans fausse note, si cruelle dans sa clarté qu'on en venait à regretter son existance. Quand le rêve s'effondrait, quand le voyage ne comportait plus de retour, quand le quotidien reprenait ses droits, on saisissait la dure réalité et on atteignait la quintessence de l'émotion. La parabole du film pouvait se résumer en ces points : amitié, imaginaire, tristesse. Loin de se rétrécir au mélodramatique, les thèmes qu'abordait le film touchaient tout un chacun par leurs universalités : mal de vivre, lassitude, besoin, mort, tous furent traités avec un soin particulier, abordés avec une pertinence prenante, au point de dépasser le stade embryonnaire de l'émotion. Le réalisme se fondait au fantasmagorique avec une authenticité inouïe. Alors que le film s'attardait volontairement sur l'amitié touchante des deux héros, un évènement fit office de couperet, et aussitôt nous pénétrions dans une autre dimension, celle du deuil où la portée du film s'étendait jusqu'à englober chaque spectateur, à un niveau plus ou moins puissant. Les traits psychologiques peuvent paraître sommaires, mais il fallait oser affronter le sujet du deuil d'un proche trop tôt disparu sans périphrase, sans détour, sans volonté d'amoindrir la douleur ou la peine ressentie. Cette innovation ne mérite-t-elle pas notre attention la plus particulière ? Dans Harry Potter, l'ambivalence des scènes proposait aux spectateurs un éventail varié, qui réjouissait à la fois les amateurs d'envolées technologiques et les friands de décors. Bringueballé entre les matchs de quiddich, dont le rythme reflétait bien le teneur du jeu, les divers cours, la forêt interdite, les corridors de poudlard ou les salles d'épreuve, on ne saurait nier l'abondance de plans ! Quand bien même ne serions nous pas fans des livres, cette immersion dans l'imaginaire de l'auteur contentait.... Là encore ne retrouvons-nous pas ce souffle inspiré par LOTR ? Quant au Labyrinthe de Pan, je ne saurai disserter assez longtemps pour décrire son ambiance, sa beauté, son charme absolument suffiquant. Guillermo del Toro ne parvient-il pas à supplanter Peter Jackson ? En nous proposant des univers aussi riches, des ambiances aussi travaillées ? N'a-t-il pas crée un monde à la fois violent et magnifique, complexe et sidérant, une oeuvre portée à son plus haut degré de talent ?
Les ambiances sont différentes, les publics son différents, les messages aussi, mais selon moi, la Fantasy ne s'essouffle pas, au contraire : au fil des années, de nouveaux artistes s'immiscent dans son univers et nous présentent des films toujours plus beaux, toujours plus incroyables.
(vive le copié-collé \o/) _________________
 Kit réalisé par une citrouille à queue verte. Merci, Sâr ! |
|  | | Dark_Wolf Chroniqueur


  Age : 19 Inscrit le : 30 Sep 2007 Messages : 1423 Localisation : Quabac!!!
 | Sujet: Re: La fantasy (film) s'essouffle-t-elle? Ven 8 Fév - 21:48 | |
| Je le voyais bien dans la section cinéma, puisque ça y est directement lié, sauf que en même temps, c'est à se demander si la section cinéma ne servirait qu'à parler de films et de réalisateurs particulier. Est-ce que tout autre discussion GÉNÉRALE devrait être postée ici? C'est toi qui organise! Je crois que ce serais mieux de le laisser ici... à mon avis.
Bon, pour ce qui est de ton argumentation bâclée ( ), je crois qu'il n'y a rien à redire. Nos deux pensées se rejoignent en quelque sorte.
D'ailleurs, tu soulèves un point important: les succès côté SFFF ne se limitent pas au Box-Office. Certains des plus grands succès en fantasy n'ont battu aucun record de recette. Pan's Labyrinth par exemple. Ce chef d'oeuvre a amassé (je vais vérifier ma source) 83 millions de dollars, mondialement. C'est extrêmement peu comparé aux méga-productions d'aujourd'hui. Pourtant, c'est un film d'une qualité exceptionnelle qui a su ravir tous les fans du genre.
Quant à ton questionnement sur la superiorité de del Toro sur Jackson, je ne peux pas te contredire, ni te supporter. Ces deux réalisateurs ont su nous montrer une histoire magnifique d'une façon qui sort des normes hollywoodiennes traditionnelles. Par contre, Jackson avait, lui, une base très forte, c'est-à-dire le roman de Tolkien. Donc, sur ce point, del Toro pourrait être considéré comme supérieur. Mais, en même temps, adapter un livre a l'écran est une tâche très hardue. Il suffit de regarder le nombre de flops qui sortent sur nos écrans. Enfin, bref, je ne saurais dire!
P.S. Hors-sujet, hors-contexte et hors-forum: ça aurait été un bon sujet de joute orale ^^ _________________
 Merci Zarzinouchet! La rivalité historique des kangourous grecs ne tient qu'à l'adversité qu'ils nous offriront.  |
|  | | Aquanaute Serviteur de Pieu


  Age : 24 Inscrit le : 03 Mai 2008 Messages : 100 Localisation : Québec
 | Sujet: Re: La fantasy (film) s'essouffle-t-elle? Jeu 5 Juin - 6:03 | |
| | Angelica a écrit: | | Eragon, Stardust mais aussi Golden Compass, tous n'ont pas vraiment eu le succès espéré et qu'ils méritent. |
Bon, je ne veux pas jouer l' avocat du Diable mais .... juste une petite affaire concernant ce propos. ^^
À ce que je sache, Stardust n' est pas un flop. Il a amassé plus de 135 millions de $$$ au box-office dans le monde. C' est pas si mal. Et Golden Compass a amassé le double ce que ça a coûté ( 370 millions $$$ ). Bon, j' ignore sur quoi ce que tu te bases pour dire que ce sont des flops ...
Tout ce que je peux dire est que, depuis le Seigneur des Agneaux adapté au ciné ( Et suite à son succès ), c' est sûr que des compagnies de distributions veulent avoir leur propre SDA maison. Alors ils cherchent/trouvent/achètent ce qu' ils sont capable de prendre. C' est ça qui m' inquiète le plus : C' est quoi qu'ils nous offrent. J' m' en sacre que l' origine soit un livre, une BD, un manga, série TV, jeu vidéo, graphic novel - peu importe. Tant et aussi longtemps ce qu' ils nous offrent est de bonnes qualité .
Le seul livre adapté au cinéma que j' ai hâte de voir, c' est Téméraire : Les Dragons de Sa Majesté. Je sais... rumeur ... mais je suis très curieux de voir des dragons se battre dans le temps de Napoléon ...  |
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