
Utopie Forum dédié à la Science-Fiction, Fantasy et au Fantastique |
| | Questions fréquentes sur l'édition | |
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| Auteur | Message |
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Samantha Auteur


  Age : 20 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 171 Localisation : France
 | Sujet: Questions fréquentes sur l'édition Ven 22 Aoû - 13:21 | |
| Voilà, j'ai pondu ça au boulot, ce sera sur mon site, catégorie "Espace lecteurs", intitulé "Questions fréquentes" 
Ceci répondra aux trèèès nombreux mails et mps que j'ai reçu depuis la création du site 
Je tiens à remercier Gaby et Sahagiel pour leurs corrections ! 
Questions fréquentes
J’ai tenté de faire une synthèse aux questions que je reçois assez souvent par mail ou par messages privés sur le forum. Il est évident que ses réponses sont subjectives et le fruit de ma très mince expérience, mais j’espère qu’elles vous seront utile. Il faut savoir qu’il n’y a aucune recette miracle dans l’écriture, tout est une question de passion, de travail, de persévérance et de chance. Pour plus informations, une section « édition » a été ouverte sur le forum. Chaque question fait l’objet d’un chapitre, cliquez sur le lien pour voir les développements.
Mon rêve le plus fou est d’être publié, comment dois-je m’y prendre ?
Le contexte :
Si votre rêve est d’être publié, je dirais : patience. L’écriture a ceci de merveilleux que c’est un art qui se travaille dans le temps, rien n’est jamais pressé – même si, à mon âge, l’on peut croire que je l’ai été. Il faut partir du principe que l’échec est une possibilité et que l’on est toujours perfectible. Être humble, savoir se remettre en question, se montrer avide d’informations, sont à mon sens des qualités essentielles pour pouvoir aborder sereinement cette passion qu’est l’écriture. À titre d’information, le mythe de la publication comme étant un vrai parcours du combattant n’est pas une légende visant à impressionner les lecteurs ou les jeunes auteurs. Trouver un éditeur, c’est trouver une personne qui va investir du temps, de l’énergie, et évidemment, de l’argent dans votre travail. Ici, je parlerai uniquement de mon expérience en matière de romans.
Écrire et être publié :
Il faut d’abord bien dissocier le fait d’écrire et celui d’être publié. Il y a d’excellents auteurs non publiés et de très mauvais auteurs publiés. Le monde du livre est étroitement lié à une conjoncture économique et culturelle, des effets de mode, que l’on ne peut pas refuser de prendre en compte. Beaucoup d’écrivains rêvent de voir leurs livres reliés, de pouvoir le tenir entre leurs mains : je comprends cette admiration pour l’objet livre en soi, mais je ne pense pas qu’il faille pour autant vouloir être publié à tout prix. Dans la précipitation de voir son rêve se réaliser, on peut tomber dans de très nombreux pièges, certains éditeurs qui n’ont d’éditeurs que le nom, justement, profitent de manière malhonnête de cet engouement. Un seul mot d’ordre : se renseigner, encore et toujours. C’est la première étape avant de faire quoique ce soit. Vouloir être publié, d’accord, mais il faut se poser les questions de comment être publié, de pourquoi être publié, et dans quel but être publié.
J’ai très peur d’être plagié, comment protéger mon manuscrit ?
Le plagiat, une peur absurde ?
Le plagiat touche particulièrement les travaux universitaires, surtout avec internet et la mise en ligne des mémoires et des thèses. En ce qui concerne les manuscrits de roman, je suis bien plus sceptique : si quelqu’un trouve les idées d’un auteur qui met en ligne ses récits sur internet absolument géniales, et les plagie, comment pourrait-il les diffuser sans que le véritable auteur sans aperçoive ? Déjà, il faudrait que ces idées en particulier suscitent la convoitise, et en admettant que vous tombiez sur quelqu’un de malveillant, étant donné qu'un manuscrit déjà très bien travaillé peut ne jamais trouver d'éditeur, cela semble très peu réaliste que quelqu'un envoie votre œuvre à votre place et soit accepté. Il paraît donc peu probable qu’un manuscrit soit plagié en entier. En ce qui concerne le vol d’idées, hélas, je crois que l’on ne peut jamais totalement maîtriser la diffusion de celles-ci. L’intertextualité est une réalité littéraire, nous sommes tous influencés par d’autres histoires, nous pouvons croire qu’une idée nous appartient, alors qu’un auteur du XIXe siècle l’aura eue bien avant nous ! Cela vous est sans doute arrivé, en regardant un film, en lisant le résumé d’un livre, de vous dire « hey, j’y avais pensé ! ». Alors, personnellement, je pars du principe que ce qui est intéressant dans la littérature, c’est ce brassage et ce partage d’idées. JK Rowling n’a pas inventé la figure du sorcier, pas plus que Philip Pulmann n’a inventé l’idée de liens psychiques entre humains et animaux. C’est la façon dont un auteur exploite une idée qui la rend unique et passionnante. Alors, prenez vos précautions, mais il ne faut pas que la peur du plagiat vous empêche de poster des extraits de vos textes sur internet ou de les montrer à des connaissances, car c’est le regard extérieur qui apporte bien souvent l’aide dont on a besoin pour progresser.
Les démarches de protection
Néanmoins, il est toujours bon de prendre ses précautions. Pour se faire, vous pouvez déposer le manuscrit chez des organismes spécialisés, comme le Syndicat National des Auteurs Compositeurs (80 rue Taitbout 75009 Paris) ou encore la Société des Gens De Lettres (38 rue du faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris). L'organisme conservera le manuscrit sous pli cacheté durant une période de 4 ans, mais il faut savoir qu’il vous en coûtera autour de 45 euros. Vous pouvez également faire appel à un huissier. C'est juridiquement la seule preuve irréfutable, mais il faut compter la coquette somme de 150 euros. En ce qui me concerne, je suis plutôt preneuse de la dernière solution, c’est-à-dire l’envoi du manuscrit par la poste. Le cachet de la poste faisant foi, en vous envoyant votre manuscrit à vous-même sous sceau, sans l’ouvrir évidemment, une telle initiative est une preuve légale quant à la date d’écriture de votre manuscrit, et plus économique.
Édition à compte d’éditeur, édition à compte d’auteur, auto-édition… je n’y comprends rien ! Quelles sont les différences ?
C’est déjà un excellent réflexe de les différencier, car la majorité des gens ont tendance à penser que payer pour être publié est normal, ou que tous les éditeurs pratiquent le même type de contrat. Or, c’est totalement faux. Il existe en effet trois types d’édition possibles, je vais ici en faire une présentation très synthétique. Si vous désirez plus d’informations sur les alternatives au compte d’éditeur, je vous conseille de lire le mémoire de Marie-Agnès Gras, très complet sur le sujet, disponible en ligne à cette adresse : [URL=http://chwip.over-blog.com/pages/1_Avant_de_lire-595809.html ]http://chwip.over-blog.com/pages/1_Avant_de_lire-595809.html [/URL]
L’édition à compte d’éditeur
C’est l’édition classique, l’auteur cède ses droits sur son œuvre et reçoit en contrepartie une rémunération en pourcentage sur le nombre d’exemplaires vendus. L’édition à compte d'éditeur consiste en ce que l’éditeur prenne tous les risques éditoriaux : l’auteur n’a RIEN à dépenser, absolument RIEN ! Si un éditeur commence à vous demander une participation quelconque, pour des frais d’impression, de couverture, c’est un contrat à compte d’auteur déguisé. Méfiance. Dans le compte d’éditeur, c’est donc l’éditeur qui finance absolument tout, de l’impression, en passant par les rémunérations diverses (maquettistes, illustrateurs, correcteurs…), à la diffusion. L’éditeur s’occupe aussi de tout ce qui tourne autour de la promotion. Dans un contrat à compte d’éditeur, selon le Syndicat National de l’Édition, un auteur touche entre 6 à 12% sur chaque livre vendu, et ce à partir du premier livre vendu. Certains éditeurs offrent même une avance sur les droits à la signature du contrat (qui sera donc ensuite déduite sur les ventes, évidemment), mais ce n’est pas systématique. Comme vous pouvez le constater, cette rémunération est assez maigre, et implique de vendre un nombre très important de livres pour pouvoir en vivre. Seulement 3% des auteurs publiés à compte d’éditeur vivent de leur passion : de quoi donner à réfléchir.
L’édition à compte d’auteur
Un « éditeur » à compte d’auteur n’est pas réellement un éditeur au sens où on l’entend, mais plutôt un prestataire de services, un intermédiaire entre vous et un imprimeur. Normalement, l’auteur n’a pas à céder ses droits, et la maison d’édition démarche les imprimeurs en échange d’une somme d’argent variable, et très souvent importante. Il n’est dans ce cas nullement question de corrections, d’illustrations, de maquette, et la diffusion est souvent nulle (à part un référencement sur Amazon.fr…). Tout est à votre charge, à moins de payer des suppléments qui sont souvent proposés, moyennant des sommes parfois exorbitantes ; Soyez toujours très prudents avec les contrats à compte d’auteur, où l’on trouve de nombreuses dérives juridiques, notamment au sujet de la session des droits ou de la diffusion. Je n’ai rien contre le compte d’auteur en soi, c’est un moyen comme un autre de réaliser son rêve, de pouvoir être lu, ce qui est le but de beaucoup d’auteurs. Mais il ne faut pas se faire de faux espoirs, ce type de publication vous laisse réellement livré à vous-même, vous devrez vous débrouiller pour écouler votre stock de livres, vous inscrire à des salons littéraires (et donc payer vous-même les stands), démarcher les librairies une à une pour leur demander d’accepter votre livre dans leurs rayons. Il est important d’avoir conscience de ce que cela implique en terme de dépenses et d’implication. Ce que je reprocherais à certaines maisons d’édition qui pratiquent le compte d’auteur est de se faire passer pour des maisons d’édition à compte d’éditeur. De nos jours, il devient bien souvent normal de payer pour être publié. Ces structures jouent avec les rêves des gens en leur envoyant des lettres d’acceptation positives, sans préciser sur leurs sites internet le contrat pratiqué, et l’auteur ravi découvre à la fin une « demande d’aide au financement de la publication » de 3000 euros. Attention, donc !
L’auto-édition :
L’auto-édition est une alternative à la fois au compte d’éditeur et au compte d’auteur. De nos jours, de nombreuses entreprises d’impression à la demande ont vu le jour grâce à l’impression numérique, moins onéreuse pour les particuliers. Plutôt que de prendre un prestataire de services pour être l’intermédiaire entre vous et l’imprimeur, vous pouvez directement contacter des imprimeurs, comme lulu.com ou encore imprimermonlivre.com. Cette solution a des avantages : vous contrôlez totalement la fabrication du livre de A à Z, et vous payez uniquement l’impression. Le revers de la médaille est que comme pour le compte d’auteur, au final, vous vous retrouvez livrés à vous-même avec votre stock de livres à écouler. Néanmoins, pour les personnes réticentes à l’idée de céder leurs droits, ou bien de collaborer avec un éditeur, cela peut être une solution intéressante. _________________

Dernière édition par Samantha le Ven 22 Aoû - 13:27, édité 1 fois |
|  | | Samantha Auteur


  Age : 20 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 171 Localisation : France
 | Sujet: Re: Questions fréquentes sur l'édition Ven 22 Aoû - 13:22 | |
| Je viens de terminer le premier jet de mon roman et je compte l’envoyer à des éditeurs, comment procéder ?
À savoir :
Achever le premier jet d’un roman est déjà un pas énorme dans votre propre processus artistique, un pas vers une progression certaine, une satisfaction personnelle. Néanmoins, attention de ne pas trop vous laisser pousser des ailes et à ne pas envoyer votre manuscrit à tout va sans s’être préalablement renseigné. Avant d’envoyer votre manuscrit à un éditeur, il faut d’abord passer par une très longue période de corrections et de réécritures. Si vous voulez avoir des chances de passer la première étape d’un comité de lecture, votre manuscrit doit être impeccable, tant au point de vue de la syntaxe que de l’orthographe. À ceux qui clament « mais c’est le fond qui compte, pas la forme ! » je répondrais que quand un lecteur de comité reçoit une cinquantaine de manuscrits par jour, il ne fera pas un cas d’une première page truffée de fautes d’orthographe, et passera vite au suivant. La forme doit mettre le fond en valeur. Peut-être pensez-vous que l’éditeur passe à côté d’une histoire formidable, mais c’est tout de même la moindre des choses d’envoyer à celui-ci une version propre et la plus aboutie possible de son roman. Un éditeur n’est PAS un relecteur. Très peu vous donneront une opinion, vous recevrez la classique lettre de refus « Malgré les qualités que nous avons trouvé à votre roman, celui ne correspond pas à notre ligne éditoriale. ». C’est donc à vous, auteur, de l’amadouer, de le mettre en condition de lecture optimale.
Les corrections
Corriger, réécrire, sont des étapes cruciales, souvent plus longues que l’écriture même. Je sais, c’est assez effrayant, j’étais la première découragée face à la masse de travail. Voici en tout cas ma méthode : écrire le premier jet, le relire d’une traite en corrigeant les détails, et en notant à côté les problèmes plus difficiles, par exemple d’ordre scénaristique. Ensuite, c’est un travail de longue haleine, qui consiste à reprendre chaque souci point par point, relire des dizaines de fois ses chapitres, bref, tout passer en revue, tout mettre à l’épreuve. Parfois, on ne voit pas du premier coup d’œil les incohérences de son manuscrit, mais après quelques semaines sans y toucher, voire quelques mois, vous aurez beaucoup plus de recul et moins de difficultés à couper, retirer, remanier. Mais, me direz-vous, c’est difficile d’offrir un manuscrit impeccable quand on a autant travaillé dessus, on connaît les phrases par cœur, les coquilles nous échappent. C’est l’intérêt de ce que l’on nomme les « bêtas lecteurs ». Qu’est-ce qu’un bêta lecteur ? C’est une personne objective et extérieure à votre entourage proche qui vous donnera un avis sur votre manuscrit, vous proposera des pistes de corrections, relèvera des fautes ou des coquilles. Un bêta lecteur n’est pas quelqu’un sur qui vous vous reposez, on ne lui envoie pas un premier jet truffé de fautes non plus, c’est simplement une personne qui, lorsque vous commencez à ne plus voir d’incohérences, de fautes, d’erreurs, de problèmes, va être votre œil neuf sur votre travail. L’idéal est d’avoir au moins deux bêtas lecteurs, afin de pouvoir sélectionner les critiques que vous trouverez les plus intéressantes. Car, évidemment, un avis reste bien souvent subjectif, d’où l’intérêt de les recouper. Un bêta lecteur peut être par exemple une vague connaissance, un membre d’un forum littéraire. Il existe également un collectif de correction, nommé Cocyclics (http://cocyclics.org/), qui propose de prendre sous son aile des manuscrits déjà aboutis pour une relecture très poussée, une initiative extrêmement intéressante mais qui est soumise à un règlement bien précis que vous trouverez sur leur site. Sans comptez le fait que ce collectif étant en partenariat avec certains éditeurs, cela peut être d’une aide précieuse.
La prospection :
Vous avez donc corrigé votre roman, d’abord seul, puis à l’aide de vos bêtas lecteurs. Vous relisez votre roman et ne trouvez vraiment rien à redire, aucune coquille, aucune faute. Vous estimez cette version être la plus aboutie possible. Dans ce cas, vous allez commencer à chercher des éditeurs dont la ligne éditoriale est la plus proche possible de votre manuscrit. Qu’est-ce qu’une ligne éditoriale ? C’est une sorte de ligne de conduite que s’est fixée la maison d’édition, une spécialité. Par exemple, les éditions Mille Saisons sont spécialisées dans les genres de l’imaginaire (fantasy et fantastique) et dans le roman en particulier. Vous chercherez donc votre éditeur en fonction du type de votre manuscrit (nouvelles, novella, roman, poèmes, etc.) mais aussi en fonction du genre de votre manuscrit (réaliste, policier, fantastique, fantasy, témoignage, etc), sans oublier de vérifier la taille maximale ou minimale acceptée (exemple : certains éditeurs n’acceptent pas des romans de plus de 500 000 signes, notamment dans maisons d’édition jeunesse). De très grands éditeurs comme Gallimard ont des collections très vastes, dans ce cas-là, il faudra bien veiller à envoyer votre roman à la bonne adresse et bien spécifier le département correspondant au genre de votre manuscrit. Débutez vos recherches sur internet, les sites des éditeurs sont une source d’informations précieuses sur leur ligne éditoriale. Si celle-ci vous semble floue, n’hésitez pas à envoyer un e-mail ou à téléphoner, les éditeurs préfèrent qu’on leur demande confirmation que votre manuscrit correspond bien plutôt que de leur envoyer quelque chose qui ne les intéressera pas : c’est une perte d’argent, d’énergie et de temps et pour l’auteur, et pour l’éditeur. Autrement dit, la phase de recherche est très importante, il vous faut sélectionner les éditeurs ayant une ligne éditoriale en adéquation avec ce que vous écrivez. Dit comme cela, cela semble évident, mais les récits biographiques arrivant chez des éditeurs de science-fiction sont légions.
L’envoi :
Vous avez fait votre carnet d’adresse d’éditeurs, votre manuscrit entre bien dans les lignes éditoriales de chacun. Pensez surtout à numéroter vos pages, et à prévoir un pied de page indiquant votre nom. Maintenant, veillez à bien examiner les modalités d’envoi de chaque éditeur. Certains ne veulent recevoir des manuscrits que par courrier, d’autres uniquement par e-mail, d’autres acceptent les deux. Regardez bien ce que demande l’éditeur : une police d’écriture spéciale, un saut de ligne, un synopsis détaillé… chacun a ses propres directives. Néanmoins, pour chaque envoi, une chose reste en commun : la lettre d’accompagnement. Une excellente source qui traite de ce sujet est sur le site des éditions Bragelonne : http://www.bragelonne.fr/envoi.php
J’ai envoyé mon manuscrit à des éditeurs, ça y est ! Mais je ne tiens plus en place, je regarde ma boîte aux lettres tous les matins… Que me conseillez-vous ?
Votre manuscrit est envoyé. Ça y est. Un petit bout de vous-même est parti en quête d'une âme attentive qui voudra bien lui donner une chance de s'envoler. Tout d'abord, une généralité sur les délais d'attente : la réponse d'une maison d'édition dépend de sa taille, de l'efficacité de son comité de lecture, de ses priorités, etc. Bref, les délais varient de trois mois à deux ans ! En général, c'est précisé sur le site de la maison d'édition. Inutile de se scandaliser : bien d'autres que vous ont eu l'idée d'envoyer leur œuvre ! À titre d'exemple, le Diable Vauvert reçoit environ 4000 manuscrits pas an, ce qui fait une moyenne de 10,95 manuscrit par jour. Vous en conviendrez tout de même, les délais sont très longs. Ceci est également le cas pour les appels à texte et pour les concours. Écrivain, c'est une passion qui demande de la patience. Alors inutile de se ronger les sangs sur le devenir de votre œuvre adorée. Il n'y a plus qu'à attendre, vous envoyez des bouteilles à l'océan et aurez peut-être une réponse positive. Évitez surtout d’appeler les éditeurs et de les relancer sans cesse ! Non seulement cela les agace, mais cela leur fait perdre du temps. En revanche, si l’on vous a promis un accusé de réception et que vous ne le recevez pas au bout d’un moment, appelez pour avoir confirmation.
Ça y est, j’ai reçu une réponse : elle est négative ! Comment réagir ?
La lettre de refus
Laissez-moi deviner, vous avez reçu une lettre ou un mail très sobre, indiquant une phrase dans le genre : « Malgré les qualités de votre roman, celui-ci ne correspond pas à notre ligne éditoriale, aussi avons-nous le regret de vous annoncer… ». Premier cas : en effet, vous avez envoyé un roman épistolaire à une maison d’édition spécialisée dans les recueils de poésie, et vous avez tout faux. Sinon, c’est tout simplement une lettre de refus classique, qui signifie que votre roman n'a pas convaincu le comité de lecture par un manque de qualité, de maturité, de profondeur, ou que sais-je encore. Notons que certaines maisons d'édition, souvent de petites structures, prennent le temps d'offrir des critiques plus personnalisées. C’est quelque chose d’appréciable, mais surtout de très précieux, car il est assez rare d’avoir des raisons explicitées à un refus, ce qui est toujours difficile pour l’auteur. Même si les remarques font mal, ne vous drapez pas dans votre orgueil ! Les échecs font naître des pistes d’amélioration. Mais le refus peut aussi provenir de raisons plus pragmatiques, ne remettant pas forcément en cause la qualité de votre manuscrit. Si la maison d'édition a déjà dans son catalogue assez de romans similaires aux vôtres, elle peut tout simplement estimer que cela lui suffit pour le moment. Le sujet du manuscrit peut également ne pas correspondre aux préférences de l’éditeur. N’oublions pas qu’une maison d’édition est bien souvent le reflet de la personnalité de son créateur, et qu’il y a toujours une part de subjectivité dans les choix de celui-ci. De quoi vous permettre de relativiser.
Retrouver courage ?
Dans tous les cas, la réaction qui me semble la meilleure à avoir, est de profiter des critiques que se donnent la peine de fournir certaines maisons d'édition. Même s'il y a une part de subjectivité, il ne peut que y avoir des pistes intéressantes pour apporter des corrections et des réécritures au projet. Peut-être serez-vous découragé pendant un moment, et aurez envie de passer à autre chose. C'est compréhensible. Mais si vous croyez vraiment au potentiel de votre manuscrit, ni une, ni deux, repartez au combat ! Corrigez, soumettez à d'autres bêtas lecteurs, laissez tout simplement mûrir vos idées pour y revenir plus tard avec plus de recul... _________________

Dernière édition par Samantha le Ven 22 Aoû - 13:34, édité 1 fois |
|  | | Samantha Auteur


  Age : 20 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 171 Localisation : France
 | Sujet: Re: Questions fréquentes sur l'édition Ven 22 Aoû - 13:23 | |
| J’ai reçu une réponse positive ! Qu’est-ce qui m’attend par la suite ?
La prise de contact
Recevoir une réponse positive est un premier pas vers la réalisation du rêve ! La première étape est la prise de contact avec l’équipe éditoriale, qui va vous proposer un certain nombre de corrections et vous demander si cela vous convient. Car, même accepté, un manuscrit fera toujours l’objet de remaniements et de corrections, plus ou moins importantes selon les cas. C’est un travail de longue haleine – encore – qui attend l’auteur, qui cette fois-ci doit s’adapter aussi à un travail d’équipe, afin que la version publiée soit à la hauteur des espérances de chacun. Il est important de s’entendre dès le départ sur les corrections à envisager, pour éviter toutes sources de conflits par la suite.
Le contrat
Si vous êtes d’accord avec les corrections que vous proposent l’éditeur, alors vous prenez rendez-vous pour la signature du contrat. Prenez bien garde de bien lire celui-ci et à ne pas signer aveuglement malgré votre euphorie, le mieux étant de le montrer à une personne ayant des compétences dans le domaine juridique. Veillez bien à ce que le contrat soit en adéquation avec les critères définissant précédemment le compte d’éditeur. Au moindre doute, même si vous vous sentirez peut-être en position d’infériorité à cause de vos attentes, n’hésitez pas à poser des questions ou à vérifier les clauses qui vous semblent peu claires.
Le travail éditorial
Une fois le contrat signé, il faut se plier au planning éditorial de l’éditeur, votre roman ne sortira sans doute pas avant un an après la signature du fameux contrat. Les corrections peuvent alors débuter, les remaniements, la préparation de la maquette, le choix de l’illustrateur de couverture. Le laps de temps que l’on vous donnera ne sera jamais de trop, cela vous permettra de prendre du recul vis-à-vis de votre manuscrit et de vous montrer perfectionniste. Cette préparation du produit fini est très différente selon les maisons d’édition, chacune a sa propre organisation interne, son propre mode de fonctionnement, des effectifs différents. Le tout est toujours de trouver un équilibre entre le souhait de l’éditeur et celui de l’auteur.
La sortie
Au moment de la sortie, l’éditeur se devra de démarcher auprès des services de presse et des librairies, à moins que vous n’ayez signé avec une énorme enseigne, votre livre ne sera sans doute pas en tête de gondole à la FNAC. Mais, quoiqu’il en soit, vous risquez de passer vos week-ends en séance de dédicaces en librairie ou en salon ! Pour votre plus grand bonheur… _________________
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|  | | yoohet Serviteur de Pieu


  Age : 20 Inscrit le : 16 Juin 2008 Messages : 65 Localisation : Lyon
 | Sujet: Re: Questions fréquentes sur l'édition Ven 22 Aoû - 16:02 | |
| Merci pour ces informations fort intéressante.  |
|  | | Sahagiel Encenseur de Pieu


Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 1594
 | |  | | Samantha Auteur


  Age : 20 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 171 Localisation : France
 | Sujet: Re: Questions fréquentes sur l'édition Ven 22 Aoû - 17:20 | |
| C'est très long, je sais ^^" mais avec tout ça, vous êtes prêts pour un envoi ! J'ai repéré une coquille tout à l'heure, j'avais inversé dans une phrase compte d'éditeur et compte d'auteur complètement embrouillée ^^" mais c'est corrigé  _________________
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|  | | Kagami Serviteur de Pieu

Inscrit le : 07 Aoû 2008 Messages : 101
 | Sujet: Re: Questions fréquentes sur l'édition Lun 8 Sep - 19:57 | |
| Merci beaucoup^^ c'est intéressant *_____* surtout la différence entre l'auto-édition et l'édition à compte d'auteur^^ je n'avais jamais entendu parler^^ juste, au passage ça m'a frappée^^'''il me semble que c'est faux(après je suis crevée^^ peut-être que je me trompe) "Il est évident que ses réponses sont subjectives et le fruit de ma très mince expérience, mais j’espère qu’elles vous seront utile." Ce ne serait pas plutôt "ces réponses" et "vous seront utiles"? u..u''''''' et si c'est moi qui me trompe autant pour moi^^' Encore merci beaucoup x3 |
|  | | Samantha Auteur


  Age : 20 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 171 Localisation : France
 | Sujet: Re: Questions fréquentes sur l'édition Mar 30 Sep - 0:20 | |
| Oui je pense que tu as raison ^^ Merci pour la correction !
En tout cas je suis contente si ça permet d'apprendre quelque chose ! _________________
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|  | | | Questions fréquentes sur l'édition | |
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