* /!\ La liste n'est pas terminée, je l'éditerai au fur et à mesure, vous en serez bien sûr tenus au courant
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Science-Fiction
Si la Fantasy est un genre complexe, alors qu’est la
Science-Fiction ? En effet, cette dernière se divise en de nombreux sous-genre et il n’est pas rare que les deux grands genres se mêlent, entraînant avec eux un mélange de nombreux sous-genres. La description de la Fantasy a déjà été faite
là [Ou
là], voilà pourquoi je me propose de faire celle de la science fiction. Cette liste aura un côté subjectif, certains livres sont difficiles à mettre dans une case précise et certaines cases peuvent facilement se modifier c’est donc aussi à vous de faire votre propre jugement. Il nous faut tout d’abord définir le genre :
La Science Fiction est un genre littéraire qui empreinte des éléments dans la science et dans les visions de l’auteur par rapport à son époque. Attention, il ne faut pas confondre Anticipation et Science-Fiction, deux mots qui semblent synonymes et pourtant ne le sont pas pour la simple raison de que l’Anticipation se situe forcément dans un futur (plus ou moins proche) et que l’oeuvre ne se base pas forcément sur des théories scientifiques, alors que la Science-Fiction, elle, peut se passer à n’importe qu’elle époque et se repose sur la science de son âge (Mais il faut pas concéder que l’on retrouve très souvent les deux ensembles). Il faut aussi la différencier de la
Fantasy où là, les technologies sont exclues et où la magie règne (Cependant, des auteur talentueux jonglent avec les deux genres). Pour finir, il ne faut pas confondre Science-Fiction et
Fantastique, où ce dernier ne cherche pas à expliquer les évènements, mais seulement à faire douter le lecteur sur la réalité en soulignant les côtés inquiétants du récit (Là aussi, il est possible de mélanger les deux genres).
Cyberpunk
Pour le présenter, on peut clairement dire que le cyberpunk est le sous-genre le plus noir de la S-F. Leur monde n’est souvent fait que de violence, les personnages sont des anti-héros pour la plupart, souvent désabusés, solitaires, cyniques, tourmentés et cupides ; les romans en sont donc lugubres et rempli d’un certain pessimisme. Cependant, cyberpunk ne rime pas toujours avec dystopies (nous verrons cela quand nous aborderons ledit sous-genre). Il montre aussi les défaut de notre société, c’est pourquoi le récit se passe généralement dans un futur proche de notre monde, en mettant l’accent sur des problèmes majeurs (pollution, surpopulations, criminalités, etc…), et soulignant leur côté angoissant du fait de leur plausibilité.
Un autre côté du cyberpunk, c’est la technologie : mettant en avant l’informatique et l’électronique, c’est à lui qu’on doit la notion d’hybrides humain et machine, de membres artificiels intelligents. La plupart des personnages de ce sous-genre ne sont plus totalement humain d’ailleurs, leurs capacités sont toujours augmentées artificiellement (drogues, nanomachines, modifications génétiques, etc…). Un aspect essentiel est aussi celui de la corporation : une multinationale plus puissantes que l’Etat et avec un pouvoir beaucoup plus grand ; pourtant, les personnages, petits et insignifiants à côté, vont tenter de lutter contre cette dernière : voilà un des thèmes les plus récurrents du cyberpunk, avec la théorie du complot. Les héros sont manipulés par des sociétés secrètes, les gouvernements, des syndicats et dirigés par les supérieurs de corporation, ce qui dénonce l’industrie et aussi le gouvernement. Effectivement, la littérature cyberpunk est souvent associée aux courants politiques révolutionnaires de gauche (anarchisme, marxisme, etc...), mais une grande partie penche pour le nihilisme apolitique.
Exemple dans la littérature avec des auteurs comme Philip K. Dick, ou encore George Orwell (surtout avec le roman 1984), mais aussi dans les mangas avec Akira de Katsuhiro ; Appleseed de Masamune Shirow ou Wolf's Rain adapté par Toshitsugu Iida. Cependant, l’expemple le plus marquant reste dans le cinéma avec : Blade Runner (Ridley Scott, 1982), d'après le roman de Philip K. Dick ; la trilogie de Terminator : Terminator (James Cameron, 1984) Terminator 2 : Le Jugement dernier (James Cameron, 1991) et Terminator 3 : le soulèvement des machines (2003) (Jonathan Mostow) ; Le cycle de Matrix : Matrix (1999), Matrix Reloaded (2003) et Matrix Revolutions (2003) (Andy et Larry Wachowski) ; Avalon (Mamoru Oshii, 2001) ; Minority Report (Steven Spielberg, 2002), d'après Philip K. Dick ; I Robot (Alex Proyas, 2004) d'après Isaac Asimov. Notons aussi le célébrissime jeu vidéo : Final Fantasy VII qui correspond parfaitement au genre.
Postcyberpunk
Le postcyberpunk est un autre sous-genre de la S-F, mais comme son nom l’indique, très proche du cyberpunk. En fait, ils sont quasiment semblables sur les thèmes récurrents du genre, sauf sur le plan des personnages : ils sont un peu plus héros, chaleureux et drôle, avec une envie d’améliorer les conditions sociales, de défendre un ordre social, de créer une meilleure société ou d’empêcher que la situation s’aggrave. On note aussi une description plus proche du réalisme en ce qui concerne les ordinateurs (puisque ce mouvement débute vers 1991, avec l’utilisation d’Internet et des ordinateurs), ainsi que l’abandon progressif des modifications hybrides de l’homme avec la machine pour des modifications du corps grâce à la biotechnologie.
Exemples de postcyberpunk : La série des Ghost in the Shell de Masamune Shirow ; L'Âge de diamant, Cryptonomicon de Neal Stephenson ; Le Cinquième Élément de Luc Besson.
Biopunk
Le Biopunk est un sous genre dérivé du Cyberpunk et du Postcyberpunk, dont il hérite de beaucoup de caractéristiques, mais moins axés sur la technologie (comme le Cyberpunk), mais plus sur la biologie (comme le Postcyberpunk), avec des champs scientifiques très dominant à notre époque. Comme les greffes d’informatiques dans un corps humain ne sont pas pour tout de suite, le Biopunk qui se déroule toujours dans un futur proche par de l’hypothèse plus plausible des biotechnologies pour augmenter nos capacités ; par exemple, en reprogrammant le code génétique, c’est-à-dire l’ADN. Ce genre fait intervenir les premiers hackers dans un monde de guerre de corporation, de jungle urbaines, de menaces bactériologiques, mais il est alors anti-héros, ne cherchant pas à améliorer le monde dans lequel il vit, juste à s’y accommoder, toujours solitaire, marginal, mais cette fois, scientifiquement surdoué. Le roman le plus connu est sans nul doute Féerie de Paul J. McAuley (1995).
Ribofunk
De ce dernier mouvement, naît depuis quelques années, par des nouvelles de Di Filippo (Rien encore de disponible en français). L’univers est toujours proche de les trois sous-genres déjà vu, mais en soulignant la nature du corps que n’a pas la machine (la faim, la fatigue, le sexe, …).
Le Planet Opera
Littéralement « Opéra Planétaire », le Planet Opera est un sous genre de la Science-Fiction où l’action se déroule principalement sur une planète étrangère (contrairement au Space Opera donc). Le décor est mystérieux, déroutant, oppressant voire angoissant et les personnages ont souvent pour mission d’explorer le monde, d’y établir une colonie ou bien de découvrir certains aspects (si ce n’est pas tous), comme la faune, la flore ou les ressources naturelles.
Parfois, le Planet Opera définit le déplacement entre les planètes : le plus commun reste le voyage spatial, mais on peut aussi trouver des projections astrales par exemple. Cependant, l’intrigue est toujours basée sur les planètes inconnues par ces hommes.
Par rapport aux autres œuvres de Science-Fiction, le Planet Opera propose des aspects plus sociologiques ou économiques de la société humaine. L’aspect peut aussi être anthropologique puisque certaines œuvres se proposent de nous faire suivre l’évolution de l’Homme durant des dizaines voire des centaines de milliers d’années, on peut donc établir, à travers cette mise en scène, leurs progressions.
Les œuvres les plus connus sont sans nul doute : le Cycle de Dune de Frank Herbert ; L'Anneau-Monde de Larry Niven ; Le Cycle de Pern d'Anne McCaffrey ; La Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley ; Le Cycle de Tschaï et Les Aventuriers de la planète géante de Jack Vance (auteur considéré comme le maître de ce sous genre par la plupart des fans).
Military Science-Fiction
Military science fiction (littéralement la Science-Fiction militaire) est un sous-genre de la Science-Fiction où les conflits interstellaires ou interplanétaires et les solutions les plus violentes (comme la guerre) sont au centre du roman. Souvent, la guerre apparaît comme inévitable (les humains contre les Aliens, la démocratie contre la dictature, etc, ...) et l'approche militaire n'est donc pas mise en question. Les valeurs militaires traditionnelles (la discipline, le courage, etc, ...) sont souvent accentuées et la plupart du temps, la guerre est montrée par un soldat ou par un officier. La technologie est généralement très avancée et souvent décrite en détails. Une autre caractéristique est l'usage des actuelles batailles historiques qui sont plus ou moins le modèle pour celle de ces fictions. C’est un sous-genre où les clichés reviennent souvent, avec comme exemple les croiseurs lourds et les légers, les types batailles, etc...). Le message politique est toujours présent : ici, l'auteur se sert du gouvernement pour transposer la réalité, dénoncer un régime, ou justement, vanter une administration ; en usant la plupart du temps de métaphore. Parfois, la Militay Science-Fiction sert à critiquer l'armée. Certains auteurs s'écartent des réalités par rapport à l'entraînement des soldats (plus ou moins similaire au nôtre) en réussissant à poser de nouvelles interrogations (par exemple, avec des enfants entraînés dès le plus jeune âge à se battre pour l'humanité).
Nombreux sont les exemples, mais nous retiendront surtout dans le genre littéraire (et traduit en français) : Le cycle de Dune de Frank Herbert, Le Cycle d’Ender de Orson Scott Card, Le cycle Le Centre Galactique de Gregory Benford, La série Honor Harrington de David Weber, L’Invincible (1964) de Stanisław Lem, Etoiles ! Garde-à-vous (Starship Troopers) (1958) de Robert A. Heinlein, Le cycle de Childe de Gordon R. Dickson. Pour les films et séries télévisées : La série des films Alien, Babylon 5, Roughnecks: Starship Troopers Chronicles, Stargate Atlantis, Stargate SG-1. Pour les jeux vidéos, il y a les Command & Conquer, Halo, StarCraft, l’univers de Star Wars (donc, beaucoup de jeux). On peut aussi retrouver la military Science-Fiction dans les wargames, comme par exemple avec Warhammer 40 000.
Uchronie - Monde Alternatif - Histoire Alternative
En France, on préfère le terme Uchronie alors que dans les pays anglo-saxons, les termes monde alternatif (Alternate World) ou histoire alternative (Alternate History) sont plus usités.
L'uchronie (ou ses synonymes) est un genre littéraire qui, je pense, à sa place dans la Science-Fiction. En effet, l'auteur se place dans une période historique de son choix, en tout point similaire à la nôtre, y modifie un événement historique et commence à réécrire l'Histoire. Elle est aussi liée directement à la Science-Fiction lorsque la technologie permet de modifier le passer ou de remonter le temps pour le changer. Le mot Uchronie est formé de privatif « u » et au domaine temporel « chronos » ; donc Uchronie signifie « Sans temps » ou « Nul temps). Lorsque l'histoire réelle diverge vers l'uchronie, on appelle cela « Le point de divergence » (exemples avec les : « Si les Allemands avaient remporté la Seconde Guerre Mondiale », « Si l'Empire romain n'avait pas disparu », « Si la Révolution Française de 1789 ne s'était pas faite » etc,...). La théorie du multivers veut qu'à chaque instant, il y ait un point de divergence qui crée un univers parallèle ; c'est pourquoi l'Uchronie et le monde parallèle sont deux genres étroitement liés. L'auteur fait parfois un clin d'oeil dans l'histoire uchronique en faisant des références implicites à notre monde.
Quelques exemples dans la littérature avec Uchronie de Charles Renouvier ; Le Maître du Haut Château de Philip K. Dick (et si les forces de l'Axe étaient sorties victorieuses de la Seconde Guerre Mondiale ?) : caractérisé par certains comme le chef d'oeuvre de l'Uchronie ; Autant en emporte le temps de Ward Moore (et si la Guerre de Sécession avait été remportée par les Sudistes ?) Robert Silverberg avec La Porte des mondes (et si la peste noire a tué beaucoup plus d'Européens ?). Dans la cinéma avec L'Effet papillon (manipulation du passé) ; La trilogie Retour vers le futur de Robert Zemeckis (Voyage dans le temps, vers le futur et vers le passé) ; dans les séries télévisées avec Sliders (voyage de monde en monde avec à chaque fois un point de divergence différent) ; Code Quantum (un homme voyage dans le temps en prenant la place de diverses personnes) ; dans les jeux vidéos : Command & Conquer : Alerte Rouge (Albert Einstein invente une machine à remonter dans le temps et fait disparaître Hitler pour empêcher la Seconde Guerre Mondiale... qui a tout de même lieu contre Staline) ; ou bien dans les bandes dessinées D-day, le jour du désastre par Scott Hampton ; La série des Valérian, agent spatio temporel est la plus originale des uchronies. Après un cataclysme littéraire, l'Humanité parvient à ouvrir la voie au voyage temporel et parvient à empêcher l'incident. Les héros se retrouvent donc dans un avenir qui n'est plus celui dont ils sont issus : c'est notre présent qui devient une uchronie pour eux.