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L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]

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Sahagiel
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MessageSujet: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Ven 7 Sep - 12:34

Titre : Eragon, l'Âiné

Nom de la trilogie
: l'Héritage

Auteur : Christopher Paolini

Genre : Fantasy

Les couvertures :

La couverture d'Eragon

La couverture de L'Âiné

Impression sur le second tome :

L'Âiné est plus sympathique à lire que son prédécesseur, avec des descriptions plus fouillées et une histoire qui gagne en maturité : on sent que l'auteur vieillit, essaye de s'écarter un peu des sentiers battus sans parfaitement y parvenir.

Par contre, l'entraînement d'Eragon chez les elfes s’avère ennuyant, avec des tombereaux d’explications qui ne nous amènent pas à grands choses (sauf à des questions existentielles et à une philosophie de terminale...). Même si Oromis se révèle un personnage intéressant, on ne s’arrache toujours pas aux poncifs, hélas... La description de la cité Elfique, puis de leurs coutumes, s’annocent ainsi revues : ces derniers se limitent à une nourriture végétale, établissent leurs demeures aux faîtes des arbres et s’adonnent aux chants pour modeler leurs habitats. Cela ne sera pas sans nous rappeler certaines choses !
Dans la même optique, le simulacre d'histoire d'amour entre Eragon/Arya et Saphira/Glaedr se gargarise d’incohérences, m'est avis que Paolini aurait dû plus axé ses recherches sur la psychologie des protagonistes amoureux, car on n’éprouve guère d’émotions durant leurs lupineries.

Ensuite Eragon se fait voler la vedette par son cousin Roran ; l'exode de tout un village est une bonne idée en soi même si les situations invraisemblables s'enchaînent. Un bon point pour l’auteur, la psychologie des personnages en état de crise est assez bien gérée, malgré la reprise de grands canevas dramatiques pour enfler le texte. A côté de cela, les longueurs conduisent toujours le récit, tantôt mené par Nasuada, dont je ne saisis toujours pas l’intérêt des chapitres, ou Eragon, décidément bien malaisé dans le registre métaphysique.

Enfin, Paolini n'a toujours pas de style, dommage, il gère très mal le temps, encore plus dommage, et on devine bien le titre de ses dernières lectures... Dernier reproche, notre héros au coeur vaillant (Eragon) perd tout son caractère au fil des pages pour se restreindre à un stéréotype du gentils héros. La façon dont il change (aussi bien physiquement que mentalement) s’avère une cruelle idée de la part de l'auteur, on ne ressent plus, on ne reconnaît plus, l'Eragon du premier volume : en bref, il n'a plus aucun caractère.

On sent une pointe de maturité derrière ses descriptions et le développement du monde pourtant j'ai trouvé le second volume ennuyant, pétri de longueurs tout en restant abordable.

Conclusion :

Tome 1 : 4/10
Tome 2 : 5/10
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Sahagiel
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Ven 7 Sep - 12:35

Remarques générales portant sur les deux premiers volumes :

Références au Seigneur des anneaux ou des autres cycles des Terres du milieu :

Eragon le simple villageois aux bouclettes brunes va, à l'image de Frodon, trouver un objet fabuleux qui va chambouler sa vie et le jeter sur les routes.
Brom nous rappelle Gandalf avec sa longue barbe blanche, sa pipe d'où il lâche de long panache de fumée, ses habits sombres, son rôle de conteur mystérieux.
Puis les deux alliés du jeune Frodon bis, Orik, autrement nommé Gimli, et Arya, alias Arwen (deux elfes de nobles naissances, d'une vénusté incomparable).
Les Urgal et les Kulls ressemblent à si méprendre à des Orcs et des Uruk-Haï (les Uruk-Haï étant une évolution plus grande et puissance que les Orcs, hum hum hum).
Les Ra'zacs sont semblables aux Nazguls (bêtes mythiques pourchassant les héros pour entraver leurs routes, craignant les lumières trop vives et malheureusement en voie d'extinction).
L'Ombre s'apparente à Saroumane, un sorcier et l'un des pilier de l'empereur.
Ce dernier, Galbatorix, est un personnage volontairement (?) mystérieux qui, comme Sauron, apparait comme le mal à l'état pur, réfugié dans sa capitale d'où il ne ressort presque jamais.
Sans oublier les Elfes et les nains reprenant les moeurs, le style, les habitudes et les modes de vies du SDA (nains se terrant dans des sous-terrains, les Elfes s'ébaudissant dans leurs forêts magiques, les oreilles pointues, les nains petits et combattant à la hache etc.).

- Ensuite avec les noms de villes :

- Le lac Ardwen/Arwen (l'elfe et fiancée d'Aragorn)
- Isenstar/ Isengard (tour de Saroumane)
- Furnost/Fornost (ville humaine sur Numénor)
- Beirland/Beleriand (territoire des Terres du Milieu)
- Isidar Mithrim/Mithrim
- Farthen-Dûr/Barad-Dûr
- Illium/Illuin

- L'atmosphère générale très calquée : guerres, alliances, roi déchu ou mort au combat, les sbires de l'empire instaurant une crainte perpétuelle –entre légende et rumeurs- sur l'Empire...
- Les langues (une pour les nains, les hommes et les Elfes) dont l'ancien langage ayant pour base étymologique le scandinave, tout comme le SDA.
- La situation initiale (une jeune homme découvre un bien précieux et doit fuir son village pour ne pas y attirer ses ennemis etc.).
- Les personnages tout simplement (cf au dessus)
- La quête initiatique, le parcours linéaire du héros qui va d'un bout à l'autre de la carte.
- Les tentatives de légendes, les chansons, les poèmes...
- Le cheval >< [oui, oui : feu-de-neige alias gris-poil et la réplique de Brom page 176 : "Je le traiterai comme s'il était de la lignée de Giltindor, le coursier légendaire").
- Puis dans le volume deux la structure d'Ellesméra qui ne sera pas sans nous rappeler celle de la Lórien avec sa structure montante, les maisons associés aux arbres, les chants des Elfes, etc.

Mais bon, passons à star wars :

- Vers le fin du volume deux de l'héritage, le maître d'Eragon, Oromis, ne l'informe pas du combat imminent entre les Vardens et les troupes de l'Empire. Le dragonnier le découvre donc presque par hasard en utilisant le sort Draum Kopa (--> page 655). Dés l'or il parait évident qu'Oromis souhaitait retarder son départ à la fois parce qu'il ne l'estime pas totalement prêt à affronter les forces du gaulois mais aussi pour parachever au maximum sa formation. Finalement, l'Elfe se résigne à le laisser quitter son « refuge » et lui fait jurer en ancien langage de revenir : "car vous avez encore page 661). Leur destin est beaucoup à apprendre" (donc scellé.
Eragon affronte alors au cours de la bataille Murtagh et apprend -ô surprise- qu'il est son frère de sang, et par conséquent le fils du parjure Morzan. Son vrai frère, donc, aurait quant à lui prêté serment en ancien langage de servir le gaulois.
Le super héros se demande subséquemment si son premier maître, Brom le conteur (Eragon le prenait pour un vieux villageois lors de leur rencontre mais apprend par la suite sa véritable identité : un dragonnier, l'un des deux seuls survivants de la caste des Dragonniers massacrés par les Parjures ; celui-ci même qui aurait tué Morzan, son père. Le pauvre malheureux meurt face aux raz'acs, en protégeant Eragon) était au courant de sa paternité troublante, pourquoi ne lui en a t-il pas parlé ?
Bref, remis de cette terrible nouvelle il part sauver Katrina, la fiancée de Roran (son frère), prisonnière entre les mains des raz'acs, les vilains pas bô en second.

Puis, vers la fin de l'empire contre-attaque, le maître de Luke, Yoda, ne l'informe pas du combat imminent entre les résistants et les troupes de l'Empire. Le jedi le découvre donc presque par hasard en parcourant la force. Dés l'or, il parait évident que Yoda souhaitait retarder son départ à la fois parce qu'il ne l'estime pas totalement prêt à affronter les forces de Darth Vador mais aussi pour parachever au maximum sa formation. Finalement, le jedi se résigne à le laisser quitter son refuge et lui fait promettre de revenir « car il a encore beaucoup à apprendre ». Son destin et donc scellé.
Luke affronte au cours de la bataille Darth Vador et apprend –ô surprise- qu'il est sont véritable père. Celui-ci, donc, aurait quant à lui prêté serment de servir Darth Sidious.
Le super héros se demande subséquemment si son premier maître, Obiwan (Luke le prenait pour un vieux reclus lors de leur rencontre mais apprend par la suite sa véritable identité : un jedi, l'un des deux seuls survivants de la caste des jedis massacrés par les siths. Celui-là même qui aurait à moitié destroy son père. Le pauvre malheureux meurt face à Darth Vador, en protégeant Luke) était au courant de sa paternité troublante, pourquoi ne lui en a-t-il pas parlé ?
Bref, remis de cette terrible nouvelle il part sauver Han Solo, le fiancé de Leïa (sa sœur), prisonnier entre les mains des Jabba et d'un mercenaire (je ne sais plus son nom...), les vilains pas bô en second.

- Les références à Terremer pour les principes même de la magie

Terremer, cycle admirable d'Ursula Le Guin, se distingue des autres par sa cosmogonie innovante. En effet, dans ce livre, les personnages disposent d'un nom véritable qu'ils doivent cacher pour préserver leur esprit, mais surtout possèdent une magie complexe, celle-ci reposant sur la connaissance du Langage Ancien. Cet idiome, enseigné aux magiciens et connus par les dragons, réunit en ses mots l'essence de chaque chose, une genèse de l'histoire et de l'expérience du monde. Cela ne vous rappelle-t-il rien ?

- Les références à la Belgariade

Pour la marque au creux de la paume dont est –ô surprise- également pourvu Garion, le héros de la Belgariade. Là encore Paolini s'en inspire pour la magie comme par exemple dans ce petit passage sur lequel je suis retombé en début de semaine ; je vous le retape dans ma grande mansuétude :
(Garion et son maître sont devant un rocher, Belgarath vient d'expliquer à son élève comment puiser dans les ressources végétales et animales les forces nécessaires pour utiliser la magie sans se fatiguer, maintenant il lui demande de déplacer un rocher)
Comment dois-je m'y prendre ? Questionna Garion
- Rassemble les forces nécessaires, conseilla Belgarath. Prélève-la dans tout ce qui est autour.
Garion s'exécuta
- Hé ! Pas chez moi !
Confus, Garion exclut son maître de son champ d'attraction
Très court, je vous l'accorde, mais ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, reportez-vous à la page 646 pour voir le passage auquel je fais références (dans le volume 2, à la fin de la page)

- Les références au Cycle de Pern, de Anne McCaffrey, pour la relation dragon/ dragonnier :

- Tout d'abord le principe même du livre puisque dans "La Ballade de Pern" on retrouve des dragons, accompagnés de leur chevaliers dragon => dragonnier/dragon...
- La télépathie dont usent les chevaliers dragon est la même que dans Eragon, la seule nuance réside dans le fait que chez McCaffrey un dragon ne s'adresse jamais à une autre personne que son maître alors que dans Eragon Saphira est libres de parler mentalement aux personnes l'entourant (Eragon doit toutefois faire le rôle d'intermédiaire selon les situations).
- Ensuite dans le choix des chevaliers dragon : les élus sont sélectionnés par rapport leurs capacités physiques, leurs aptitudes spécifiques, puis ils sont envoyés sur les terrains d'éclosion où les œufs près d'éclore reposent. Là, les jeunes dragons tout juste sortis de leur coquille traînent parmi les candidats à la recherche de leur moitié idéal, celle qui leur convient parfaitement, avec qui il ne fait plus qu'un, en quelques sortes. => Dans Eragon on retrouve ce même système, seules des personnes aux dispositions particulières peuvent obtenir un dragon. D'ailleurs celui-ci choisi son maître au moment de leur contact physique.
- Ensuite, les chevaliers dragon et leurs moitiés entretiennent une relation psychique très puissante appelée l'Emprunte => le Gedwey ignasia des dragonniers.
- De même leur relation empathique se poursuit à travers la mort. Si le dragon venait à mourir son maître en serait tout particulièrement affecté par le bais d'un profond mal être qui, dans le pire des cas, pourrait même les pousser au suicide => le même lien se retrouve dans Eragon notamment avec Brom et son désarroi suite au décès de sa dragonne (voir même le gaulois atteint de folie !).

- Les inspirations à la mythologie :

- Le mot "wyrda" ou "wyrd", prononcé pour la première fois sur la crête par Saphira (page 115) : "le sang rencontrera le sang. Je combattrai. Nos wyrds nous y obligent", ressemble énormément au wyrd des scandinaves signifiant justement le destin, qui régit chaque être par le biais du fil tissé par les Nones.

- L'énorme rocher, Utgard, dont la première apparition à lieu à la page 178 (édition française) dans le chapitre Therinsford. A nouveau, chez les scandinaves, l'Utgard (littéralement "le monde extérieur"), était une magnifique citadelle en Jötunheim, le monde des géants.

- Les suffixes : en premier lieux, le suffixe "heim" qui signifie royaume que l'on retrouve dans tronjheim. Puis, le suffixe "gard" (signifiant lui la terre) pour le rocher Utgard et l'île du Vroengard.

- Les différentes races :
D'une part, l'elfe : une créature aérienne, légère, couramment reconnue comme le génie de l'air.
Le nain : ces êtres proviendraient du cadavre du géant Ymir (son histoire est palpitante, je la raconterai bien en entier mais l'on s'éloignerait du sujet... bref, il est communément admis que les nains viendraient de ses chairs, plus précisément des vers venus ronger sa dépouille). Cependant, Tolkien a largement influencé la vision que nous en avons puisqu'aux origines, quatre nains gigantesques auraient été crées par Odin afin de soutenir la voûte céleste, constituant ainsi les points cardinaux. Oh, ils étaient bel et bien affiliés au monde souterrain.
Les géants : Paolini y fait une brève allusion, ils remontent eux aussi aux légendes scandinaves qui les définissaient comme des créatures titanesques aux pouvoirs divins, ils vivaient notamment au Jötunheim (Utgard, le monde des géants) et incarnaient des êtres maléfiques...

- La montagne Helgrind : Helgrind est composé de deux mots, Hel, la déesse des enfers chez les nordiques (la fille de Loki et de la géante Angrboda ; donc la sœur de Fenrir, le loup, et du serpent de Midgard) et grind signifiant en anglais corvée, morcellement, moudre etc. En conclusion, l'association des deux ne donne pas une chose très recommandable...

- Puis, dans la traduction d'Angela (page 292) : elle jette ses osselets en prononçant trois mots : "Manin ! Wyrda ! Hundin !" Là encore, ils ressemblent étrangement à trois termes scandinave :
Munin et Hugin étaient en effet les deux messagers d'Odin, représentés sous forme de corbeaux. Chaque jour, ils parcouraient les mondes pour collecter ses informations capitales, en somme, ils étaient les yeux et les oreilles du dieu. Munin représentait le souvenir tandis que Hugin incarnait la pensée. Quant au wyrd, je l'ai déjà expliqué plus haut.

- Dans l'expression "Du vrangr Gata" désignant les magiciens des Vardens: en scandinave, Gata signifie chemin ou rue.

- Le mot en ancien langage "reisa" présent dans la formule "stenr reisa" (pierre, lève toi): en islandais, reisa signifie lever, soulever ou élever.
- Dans l'expression "Waise heill" (sois guéri): heill signifie entier, total en inslandais.

- La formule "deloi moi" ressemble fortement à un mot deila définissant une portion de terre labourée en scandinave.

- Le fleuve Edda, ressemblant à si méprendre à l'Edda poétique redécouvert en Island par le prêtre luthérien Brynjölfur Sveinsson, en 1643. Il s'agit d'un recueil de poèmes concernant, je vous le donne en mille, la mythologie nordique !

Bon, je n'ai pas pu noter tout ce que je souhaitais dire T_T. A noter que les références à la mythologie nordique ne sont pas un reproche, mais soulignent l'incapacité de l'auteur à se détacher de ses inspirations pour 'créer'
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Sam 8 Sep - 0:03

Moi j'ai bien aimé!! Sympas sans plus.....
Je préfére nettement Harry potter ou Lord of the ring!
Mais bon ça reste un bon livres même si c'est beaucoup inspiré de la SDA et Stars wars.......
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Isilia
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Dim 9 Sep - 2:47

^^
Je suis une fan de ce poste!! Je l'avais déjà dit, mais je l'adore!!
Bref, c'est pas de la grande littérature, mais comme tu l'as dis Saha, ça peut être un tremplin vers le genre et c'est mon tremplin!
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Sahagiel
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Mar 30 Oct - 20:17

Elbakin a écrit:


Enfer et damnation !
Ce que nous rapportions pas plus tard que ce matin s'est confirmé. Ce 30 octobre a bien été la journée d'une annonce d'importance du côté de Christopher Paolini. Mais pas de nouvelles directes du tome 3 de sa trilogie ! Pour la bonne et simple raison... que ça n'en est plus une !
C'est l'éditeur Alfred A. Knopf qui l'a annoncé, avec des propos de Paolini lui-même pour parfaire cette dépêche. « J'ai inventé la série de l'Héritage comme une trilogie il y a neuf ans de cela, quand j'avais 15 ans. A ce moment-là, je n'aurais jamais imaginé écrire les trois romans, et encore moins qu'ils seraient publiés », a-t-il déclaré (et nous avec...). « Quand j'ai finalement creusé le troisiume tome, il est rapidement devenu évident que ce qui restait de l'histoire était beaucoup trop important pour rentrer dans un seul volume. Afin de rester loyal à mes personnages et d'aborder les points de scénario et les questions sans réponse apparus dans les deux premiers tomes, j'ai eu besoin de séparer la fin de la série en deux romans.»
Et concernant le troisième, si, nous plaisantions : s'il n'a toujours pas de titre, il doit paraître... le 23 septembre 2008 aux Etats-Unis.


Pour ma part, je ne vais pas y aller par quatre chemin, je trouve cette attitude absolument pitoyable, indigne d'un prétendu auteur.

Il a "construit" -mais peut-on encore parler de construction dans le cadre d'Eragon ?- sa saga sur trois tomes. Les incohérences entre les volumes un et deux sont déjà flagrantes (problème temporel, de narration, de psychologie des personnages et du scénario) et il voudrait en plus en rajouter un, comme une fleur ?

Je me gausse !

Et quelle excuse risible trouve-t-il à ce nouveau tome ? "je veux développer mes personnages et les intrigues". Quels personnages ? Quelles intrigues ? Ces semblants de protagonistes stéréotypés ? Ce scénario linéaire et prévisible à souhait ? Il prend vraiment ses lecteurs pour des abrutis ! Autant dire qu'il souhaite gratter le filon jusqu'à la rupture, oui !

Une logique purement commerciale, aberrante par son absence de bon sens et de dignité.

Paolini n'était pas bien haut dans mon estime, mais là il sombre dans les profondeurs hadales.

[/anti-Eragon]
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Mar 30 Oct - 21:06

Hum, c'est vrai qu'une intrigue à développer peut prendre plus d'importance que prévu, même si la ligne est fermement construite depuis le début, j'ai déjà vu ça avec des manga, dont de très bons (les auteurs passent leur temps à se plaindre que la place est trop limite). Moi-même, je modifie souvent la construction de mes chapitres pour des raisons de place.

Mais bon, là, c'est un roman entier, ça me semble dur de se tromper de 1000 pages word quand même ! S'il y avait trop à faire dans le tome 3, il avait qu'à faire moins de longueurs assomantes dans le 2 ! S'il avait mieux géré son travail, il aurait sûrement réussi à s'en tenir à ses projets, sans tout déformer à la dernière minute, et il aurait obtenu un travail d'un niveau égal entre les trois tomes, même si c'est un mauvais niveau à la base...
Bref, je sais pas qu'en penser mais de toute façon cette attitude me déçoit. Elle dévoile un défaut de construction énormissime, déplorable. D'autant plus que comme l'a dit Saha, jusqu'à présent il s'en est tenu à une intrigue pauvre, des personnages tout aussi pauvres, et une originalité tout à fait absente alors il veut développer quoi ?? L'intrigue va se diviser en 10 fourchettes comme par miracle ?? Laissez-moi rire...
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Mar 30 Oct - 21:51

Shocked

La première chose à laquelle j'ai pensé, c'est qu'il fait ça pour l'argent...
Il doit se dire que ses fans en seront ravis, qu'ils auront 2 fois plus d'Eragon qu'ils le pensaient...

Comme si ça nous tentait de payer 2 fois plus pour une mer**...
Je crois qu'il fait ça, non pas pour tout mettre ce qu'il faut et répondre à nos "questions", mais pour mettre autant de longueurs que dans les 2 premiers volume. Quel intérêt y a-t-il à voir un gamin faire des déclarations d'amour atroces?
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Angelica
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Mar 30 Oct - 22:58

L'interet des déclarations d'amours atroces? Moi je vois une bonne raison... Imaginer Edward qui me les faits Razz Moi je prend ça avec plaisiri... Non pas trois fois d'Edward d'amour mais quatres... Que demander de plus... Je serais au Paradis ce jour-là Razz
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Merci Saha ^^
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Mer 31 Oct - 0:44

Ouin... on verra bien ce que ça va donner! En passant, j'adore voir ton amour inconditionnel pour cette série Saha Razz

Prenons une nouvelle à la fois. Tout d'abord, le fait que le 3e roman soit séparé en deux. Honnêtement, ça me fait plaisir, dans les mesures que ce soit bien fait. Eragon a été un bon divertissement pour moi. Si ça reste au même niveau (ou mieux on espère!), ça me fera plaisir d'avoir deux romans de plus.

Pour ce qui est de la date de sortie... Mon dieu qu'il est lent! Comment peut-il être aussi lent alors que l'histoire est supposémment déjà écrite dans sa tête? (Enfin, je crois...) Ne me dites pas qu'il n'a pas le temps! Sérieusement, ça me déçois de ce côté...

J'ai hâte de voir la critique des plus positives de notre Saha (inter)national à la sortie du nouveau tome Razz
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Mer 31 Oct - 2:29

Mon rêve, c'est que... Saha fasse un interview à C.P. What a Face

Vous imaginez? ^^"



Je plussoie avec Dark-Wolf, il est affreusement lent, j'écris une histoire, mais j'ai pas juste ça à faire moi, c'est normal que ça me prenne du temps XD

[/argument bidon]
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Mer 31 Oct - 10:55

exemple d'interview :

"admettez-vous, CP (je ne vais pas dire "cher", ça serait mentir") que l'on pourrait qualifier votre attitude par rapport à ce..."machin" que vous publiez à chaque fois que vous avez de l'inspiration, c'est à dire, tous les trois ans, de véritablement altière tandis que votre image d'écrivain est, depuis le début, abrogée ?"
CP : "Pardon ? J'ai pas compris le sens de vos mots..."

Je trouve cela répugnant... a tel point, je n'irai pas gaspiller mon argent là dedans ! (mon frère s'en chargera ! What a Face ) Non décidemment, il se fout de nous... Il dit être organisé pour faire n'importe quoi et reporter une sortie de un an, et dire également qu'il y en a un autre ! Quand on fait quelque chose CP, on assume ! ><
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Mer 31 Oct - 17:17

Loin s'en faut d'annoncer seulement cette horreur, Paolini ne s'arrête pas en si bon chemin. Voici qu'il expose dans un long monologue de quatre minutes le pourquoi du comment \o/

En simplifier, monsieur aime les GROS livres, il adore les GROS livres (il le répète au moins cinq fois dans son message, le tout gratifié d'un sourire à la colgate), mais là, c'était TROP gros. Du coup, il a pris la dure et terrible décision de couper le tome trois en deux parties. Amis des longueurs, vous serez servis Very Happy

Autre annonce : la mort d'un personnage principal. Ravi de son petit effet avec Adjihad, l'auteur souhaite réitérer la manœuvre dans le dernier tome, en tuant l'un des protagonistes principaux. L'ensemble dit, bien sûr, avec un merveilleux sourire (cf bas de page)

Sinon, nouveau jeu : devinez les futurs plagiats de Paolini à partir de sa bibliothèque :




Alors, pour ma part j'ai reconnu Jonathan Strange & Mr Norrell (le livre noir juste au dessus de son épaule droite). Aurons nous le droit aux aspects les plus sombres de la magie, avec l'association de deux puissants magiciens pour éblouir l'Alagaësia Very Happy ? Suspense ! Suspense !

NB : le gagnant du jeu recevra l'autorisation d'afficher en avatar notre fameux auteur, en train de s'extasier avec ses "big books" Very Happy

Comme ceci :



Ps : moi ? interviewer CP What a Face ? Mon rêve What a Face
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Jeu 1 Nov - 1:36

Razz
Décidemment, c'est toujours aussi drôle t'entendre parler de cette référence côté littérature!

Ça ne me tente pas de regarder ce vidéo (D'ailleurs, je m'étonne que tu l'aies fait!), mais d'après ce que tu me dis, il a l'air d'un vrai imbécile Razz

Enfin... Je ne peux pas vraiment participer à ton jeux, je ne reconnais aucun livre là-dedans! Mais de toute façon, je n'ai aucune envie de mettre cet... "avatar".
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Jeu 1 Nov - 11:50

Moi je trouve juste qu'il a une tête... Mon dieu vous croyez qu'il ce mariera un jour ou restera seul? lol!
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MessageSujet: Re: L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]   Jeu 1 Nov - 11:57

Allons, allons, n'attaquons pas sur le physique Wink
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Kit réalisé par une citrouille à queue verte. Merci, Sâr !


Dernière édition par le Ven 2 Nov - 18:47, édité 1 fois
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L'Heritage, de Christopher Paolini [critique et discussion]

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