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| | Le cycle d'Elric Mickael Moorcock [critiques et discussions] | |
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| Auteur | Message |
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Maerlyn Serviteur de Pieu


  Age : 23 Inscrit le : 04 Nov 2007 Messages : 78
 | Sujet: Le cycle d'Elric Mickael Moorcock [critiques et discussions] Dim 4 Nov - 23:10 | |
| Un faible albinos et une grosse épée buveuse d'âme, ca fait de la belle fantasy.
Résumons résumons !
Elric est un empereur melnibonéen, la race la plus puissante sur terre, ceux qui peuvent parler aux dragons. Melniboné est une île conquérante et sans pitié pour les humains, sauf qu'Elric est faible et ne possède pas la soif de sang de son peuple. Son cousin lui, est le digne représentant de la grande race et veux récupérer le trône.
Jusqu'au jour où Elric trouve Stormbringer, l'épée buveuse d'âmes...
Le cycle d'Elric est une oeuvre majeur de la fantasy, de part sa noirceur, sa grandeur, sa profondeur et son espèce de mégalomanie jouissive.
Nous suivons donc Elric, empereur déchu, et son épée Stormbringer, qui lui apporte force et puissance mais qui réclame à manger à grand coup de massacre.
Le héros, grand albinos au long cheveux un petit peu barbant dans les premiers tomes, (un peu trop " je me languie, ouin ouin "), au fur et à mesure de ses aventures devient un véritable héros, un champion éternel (thème majeur de Moorcock).
Ici, pas de bien et de mal, mais Chaos et Loi (ou ordre), notre héros est un champion du Duc de la Destruction, qui va l'utiliser comme un pion (mais un gros pion bien armé hein ^^) le long des tomes. Il va voyager dans les plans (dimensions) faire des rencontres, des amis et des ennemis.
Pour mieux vous convaincre et définir cette oeuvre, je vais dire que c'est de la dark héroic fantasy à tendance mystique, voire philosophique.
Ce n'est pas destiné aux plus jeunes, pas à cause de la violence, mais de la complexité de l'écriture, des themes, des quelques discussions philosophiques.
C'est une oeuvre majeur, indispensable aux amateurs de fantasy, à la fin Dantesque, c'est beau, c'est glamour aussi, c'est comme son héros, un meurtrier sauvage et chevaleresque.
Si vous voulez gravir une marche en fantasy, allez lire le bon Moorcock.
Là encore, je ne suis pas forcement amateur de fantasy, alors qu'en j'en conseille, c'est que ça vaut le coup, faite moi confiance ^^.
Dernière édition par le Sam 10 Nov - 16:31, édité 1 fois |
|  | | Sherryn Chroniqueur


  Age : 21 Inscrit le : 09 Sep 2007 Messages : 1550 Localisation : Valdemar
 | Sujet: Re: Le cycle d'Elric Mickael Moorcock [critiques et discussions] Lun 5 Nov - 7:22 | |
| J'en entends beaucoup de bien et beaucoup de mal aussi. Je crois qu'il faudra que j'essaie moi même ^^
*sort sa LAL plus grande que soi* _________________
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|  | | Sahagiel Encenseur de Pieu


Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 1595
 | Sujet: Re: Le cycle d'Elric Mickael Moorcock [critiques et discussions] Lun 5 Nov - 11:24 | |
| J'ai commencé le cycle pour m'arrêter à la moitié du tome deux, par manque de temps surtout. J'avais écrit mon impression de lecture une fois achevé le premier roman, donc la voici :
| Citation: | On pourrait disserter longtemps sur un tel roman, s'appesantissant sur les préfaces et postfaces très intéressantes de l'auteur ou sur le contenu même du livre. Comme je ne dispose pas d'un temps de parole infini, et que votre patience éprouve sans doute ses limites, entrons directement dans le vif du sujet.
En premier lieu, ce n'est pas l'intrigue ou l'inventivité de ce roman qui charme le lecteur, mais son ambiance ; à la fois sombre et onirique, elle embaume les pages d'un parfum surranné, digne des atmosphères glauques d'un Lovecraft sans atteindre son niveau, loin s'en faut. Ainsi, le lecteur s'échoue sur l'ïle au dragon, un continent qui tombe en décrépitude, promis tout comme son peuple à une lente déchéance. Les traditions puis la découverte de leur gloire passées ourdissent ce monde et achèvent de nous emprisonner dans ses rets. Quand nous plongeons au sein de cet univers, ce sont milles souvenirs, milles coutumes pour le moins atypiques qui nous poursuivent ; sans verser dans la pure originale, l'auteur parvient à créer une nation intrigante qui, derrière sa force de caractère, souffre de son outrancière agonie. Car les habitants de cette île n'acceptent pas leur destiné, ils refusent de voir leur ascendance ensevelie sous les décombres du passé et font reposer tous leurs espoirs sur l'Empereur : Elric.
Ce personnage, lui aussi , incarne une emblème de la Fantasy. Par maints aspects, il se rapprochent des héros de jadis, que l'on peut rencontrer dans les épopées grecques ou raciniennes. Tout au long du roman, on s'attache à ses particularités physiques, coulant en lui l'acier de la différence, et à ses paradoxes. Bien que roi, Elric se torture l'esprit avec des raisonnements, des réflexions sur son espèce et lui-même. Né albinos, il s'interroge sur sa légitimité à gouverner Melniboné, au point de douter de ses propres capacités. Réfléchi et désespéré, idéaliste et violent, l'auteur nous peint un portrait tout en force et en subtilité. Par son biais, il abordera des sujets proches de métaphysique : le destin, la mort, l'illusion de la liberté… autant de thèmes qui prêtent à la réflexion, pour notre plus grande joie !
Au deça de toutes ses qualités, ce roman endosse aussi une cape de défauts, qui ne peuvent être contrebalancés par la richesse du livre. Par richesse, je n'entends pas l'éventail du vocabulaire, tout à fait abordable, mais l'ambivalence des lieux, des personnages et des situations. L'écrivain se renouvelle constamment au cours de son récit, de manière à mener le lecteur sur plusieurs plans, sur divers scénarios. Cette initiative ô combien louable intercèdera en faveur du livre, sans toutefois pallier ses manques. Le style, par exemple, incarnera l'une des faiblesses du roman : nulle phrase complexe ou volontairement fouillée, nulle signature de la part de l'écrivain. L'auteur reste souvent en apparence et ne se perd pas dans un style pointu, même si on pourrait reprocher là les défauts de traduction, dont dépendent toujours les romans étrangers. Néanmoins, ne faisons pas un mauvais procès au roman : il lui reste encore de nombreux tomes pour combler cette petite déception, sans compter que le style accrochera sans doute une tranche de lecteurs !
Autre bémol : la reprise des poncifs. L'auteur dote son monde de multiples nuances, lui insuffle quelques bonnes idées, mais la trame scénaristique reste globalement commune : un Empereur dont le trône est lorgné par les parents, contraint de pactiser avec les démons pour sauver sa promise et son empire… Ces thèmes ne seront pas sans nous rappeler milles autres productions. A cela s'ajoute certaines longueurs ou maladresses dans la poursuite de l'aventure ; on peut l'expliquer par le découpage des chapitres, qui n'étaient pas promis à former un livre, à l'origine, mais le roman ne nous phagocytera pas l'esprit, assurément.
En bref et en concis, voici un livre qui apporte un certain renouveau à la Fantasy. Que ça soit grâce à son héros charismatique ou à son ambiance, Elric des Dragons est une valeur sûre, bien qu'assez fluctuante selon les chapitres. Ainsi, sans être un parangon de virtuosité, le roman reste très correct et je ne peux que vous conseiller sa lecture, au moins pour plonger dans cet univers si particulier. |
Avis qui a depuis changé, puisque le second tome m'avait agréablement surpris sur le plan de la narration, avec une vraie amélioration, un gain de fluidité. Il faudrait ainsi que j'avance plus dans le cycle (neuf volumes je crois ?) pour m'en faire un avis définitif ^^. _________________
 Kit réalisé par une citrouille à queue verte. Merci, Sâr ! |
|  | | Maerlyn Serviteur de Pieu


  Age : 23 Inscrit le : 04 Nov 2007 Messages : 78
 | Sujet: Re: Le cycle d'Elric Mickael Moorcock [critiques et discussions] Lun 5 Nov - 13:18 | |
| | Citation: | | J'ai commencé le cycle pour m'arrêter à la moitié du tome deux |
Et même si tu as lu le tome deux en entier, la suite est bien mieux, bien moins accessible aussi (vocabulaire etc) La revanche de la Rose par exemple et surtout le dément Elric à la Fin des Temps qui est quand même une guerre entre les dieux (et pas une guerre psychologique ^^).
Le problème du cycle, c'est le tome 1, dommage qu'il reste indispensable pour l'histoire. |
|  | | lanfear Serviteur de Pieu


  Age : 32 Inscrit le : 16 Sep 2007 Messages : 113
 | Sujet: Re: Le cycle d'Elric Mickael Moorcock [critiques et discussions] Dim 2 Déc - 11:36 | |
| J'ai adoré le cycle d'Elric ! J'ai lu le tome 1 d'Erekosë , excellent aussi !!  _________________ Tout fut fracassé, et tout perdu sauf le souvenir, et un souvenir par-dessus tous les autres : le souvenir de celui qui provoqua la destruction du Monde. Et celui-là on le nomma Dragon. Robert Jordan "La Roue du Temps" |
|  | | Loba Serviteur de Pieu


  Age : 27 Inscrit le : 26 Jan 2008 Messages : 67 Localisation : toulouse
 | Sujet: Re: Le cycle d'Elric Mickael Moorcock [critiques et discussions] Sam 26 Jan - 15:57 | |
| Alors j'ai lu les 3° tomes mais je reste perplexe sur ce cycle. La différence d'écriture (dû à une non chronologie d'écriture) m'a dérangée pas mal. Du coup, je n'ai pas souhaité lire la suite. Pourtant Elric est un (anti)héros d'une force et d'une richesse incroyable. C'est peut être un des plus grands héros fantasy de toute la littérature |
|  | | Elwing Isiliel Adorateur de Pieu


  Age : 22 Inscrit le : 04 Mar 2008 Messages : 263 Localisation : Belgique
 | Sujet: Re: Le cycle d'Elric Mickael Moorcock [critiques et discussions] Mar 4 Mar - 11:19 | |
| C'est sans doute pour cette raison que j'ai entamé la lecture de ce cycle. Mais comme pour Sahagiel, le manque de temps m'a obligé à arrêter ma lecture. J'en suis donc restée au premier tome. Et c'est vrai qu'après ça, je ne savais pas très bien me positionner par rapport au livre. Certes, l'histoire est intéressante (bien que peu originale pour ce qui est du thème), l'ambiance est particulière mais y avait un truc qui accrochait pas. Il m'a fallu pas mal de volonté pour finir ce tome et j'ai rapidement mis de côté le second en voyant que je n'avais pas de temps pour le lire (ce qui ne serait peut-être pas arrivé si j'avais pleinement accroché à l'histoire).
| Maerlyn a écrit: | | Le problème du cycle, c'est le tome 1, dommage qu'il reste indispensable pour l'histoire. |
Voilà quelque chose de bien rassurant ! Je vais sûrement aller rechercher la suite dans ma bibliothèque alors... (dès que j'aurai un peu de temps)
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La rivalité historique des kangourous grecs ne tient qu'à l'adversité qu'ils nous offriront, Darky.
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